lundi 10 octobre 2022

Anatomie d'un miracle ! Comment la Gwen s'est mise au SPORT.

Maintenant que j'ai dévoilé ce scoop monstrueux de ma conversion au SPORT, décortiquons un peu cet étrange phénomène : qu'est-ce qui, dans mon cas, a permis cette révolution sidérante ?

Sidérante ah ça oui. Imaginez ma pauvre sœur qui m'appelle un matin courant août, me demande si je suis dispo pour parler et s'entend répondre 

"euh ben en fait j'allais attaquer ma séance de sport alors ça te dérange pas de me rappeler dans une heure ?"

Elle a cru qu'elle allait avaler son téléphone (ce qui n'est pas un régime alimentaire conseillé, même en temps de grossesse. Ma nièce en construction n'aurait pas apprécié).

Heureusement, la tendance à la miniaturisation de la téléphonie ayant cessé, ladite sœurette a échappé à une fin tragique, même si il lui a fallu quelques échanges pour s'assurer que, quand même j'étais pas en train de lui raconter une bonne grosse blagueublague.

Je dis dans mon cas, car, évidemment, l'intérêt de cette analyse est de pouvoir éventuellement vous inspirer en mode "ah oui tiens cet élément pourrait aussi jouer chez moi", ou au contraire vous révéler un levier d'action tout différent chez vous "Ah mais non, moi c'est exactement l'inverse qu'il me faut !"

Bref, sortons les tubes à essai et analysons, repérons les ingrédients de ce succès phénomènal

1. des séquences d'exercices courts

Au delà de la brièveté des séquences en elle-même, sur laquelle je reviendrai, la brièveté de chaque exercice pris individuellement est le premier point qui m'a aidée. Lesdits exercices étaient courts : au tout début, on ne me faisait faire le même mouvement que pendant 20, 25, 30 secondes à tout casser; et ensuite temps de pause variable (20 à 30 secondes généralement). 

Méga court. Pour une nana qui ne veut pas faire de sport et a en plus un TDA, c'est parfait : la contrainte est tooooute petite, franchement, je peux bien bouger mes jambes pendant 25 petites secondes, ça va être vite fini ! La carotte est toute proche, c'est top, allez, je n'ai pas le temps de me lasser que hop c'est fait.


2. des séquences d'exercices variés selon un ordre variable

Magie magie, l'appli me proposait ensuite le mouvement suivant, différent. Là encore, génial, pas de lassitude, et un côté "surprise" qui va très bien avec mon TDA ainsi que mon déclencheur externe, et dont la dimension ludique n'est pas sans rappeler ce qui est à l'origine de ma longue passion pour TooGoodToGo. (les enchainements variant chaque jour c'est  un peu Noël tous les jours)


3. des séquences d'exercices brèves

Nous y voilà. Dans la série "il me faut une carotte tout de suite sinon rien", j'ai été servie puisque cette appli m'a permis de me délester définitivement de cette injonction à la 

"pour vraiment faire une différence il faudrait faire beaucoup de sport, y consacrer beaucoup de temps" 

qui n'avait pas son pareil pour m'inciter à rester dans mon canapé. 

Elle m'a fait découvrir le principe de plus en plus connu (mais bien évidemment pas par moi, eh, je m'en fiche du sport !) du HIIT : high intensity interval training. Fonctionnement qui dit que si tu fais de courts exercices mais à fond de chez méga fond, tu brûles en fait plus de calories et fais plus travailler tes muscles que si tu y vas doucement, en mode endurance.  (avec en prime ce qu'on appelle l' "after burn effect" - ouais c'est fou ce que je m'y connais maintenant ! sooo savante - : le corps continue à cramer plusieurs heures après l'effort. Le petit chou)

  • Or, l'endurance, pour une flemmasse dans mon genre (et le TDA y contribue peut-être ?), c'est juste antisexy au possible : une longue durée d'un truc désagréable, pour un résultat visible à la longue uniquement, après moult répétitions. BEURK. 
  • Là, subitement, on me dit qu'en quelques minutes d'exercice au max de mes capacités, j'obtiens plus qu'avec une période beaucoup plus longue d'endurance. Ho hoooo ! Ca devient subitement plus jouable, à la fois 
    • psychologiquement : allez on s'y met, ce sera bientôt finiiiii !
    • et logistiquement : considérablement plus facile à caser même pour une Gwen overbookée.

Bien évidemment, une fois que j'ai découvert cet intéressant concept, je me suis retrouvée à creuser le sujet (pour vérifier l'aspect scientifique de la chose parce qu'honnêtement, ça me semblait un peu trop beau pour être vrai. Mais Dieu existe, mes amis, et Il est allé jusqu'à rendre ce genre de miracles possibles) et Monsieur Bout était mort de rire de me voir passer un temps fou à lire des trucs sur le sport. 

14 ans de mariage pour en arriver à ce genre de renversements, tss tss, on n'est plus sûrs de rien.


4. une montée en puissance très (très très) progressive

Oh que oui, oh que oui, oh que oui. 

Je me suis fait attraper avec 4 minutes d'exercices, et j'ai bien vu l'intérêt du truc : j'ai terminé ces 4 minutes en ayant un peu chaud, en ayant l'impression du devoir accompli, et surtout : en n'étant pas dégoutée. Pas de sensation désagréable. Pas de sensation désagréable associée au sport... ouuuuh c'était une grande nouveauté ça ! 

Et j'ai bien perçu que c'était le fond du truc: vu mon passif énorme avec le sport, il allait falloir veiller au grain pour qu'une éventuelle remise en selle ne soit pas compromise par le retour de l'énorme bagage psychologique que traîne le sport chez moi depuis ... hum, 25 ans (car j'ai 25 ans. Vouivouivoui. Jevouzassur)

Remarquez, je ne me lui suis pas dit tout de suite, eh, car je ne voyais pas si loin après ma première séance de sport. Non, tout ce que je remarquais, c'est que la perspective de rouvrir l'appli le lendemain matin ne suscitait chez moi aucun sentiment négatif, voire même un chouilla d'envie. Curieux.

Le lendemain, hop, appli rouverte, j'ai eu droit à 5 ou 6 minutes, certains mouvements étant une reprise de la veille, d'autres apportant de la nouveauté. Cool. J'ai fini contente. Et du coup, j'ai eu envie (et j'ai suivi ladite envie) de rouvrir l'appli plus tard dans la journée ! J'en ai utilisé une autre fonctionnalité, proposant une courte séquence complètement aléatoire, de 2 minutes (4 mouvements, 20s de mouvement, 10s de pause)... j'avais envie de la faire, en fait, juste 2 minutes. Donc j'ai fait juste 2 minutes, pas plus, pour rester sur ce truc positif.

Et le lendemain matin, hop, quand mon appli m'a fixé une durée d'exercices identique à la veille, ben, je l'ai faite, pis franchement, j'avais encore de l'énergie à revendre après, alors j'ai enchaîné sur juuuuuste une autre de ces petites séquences aléatoires de 2 minutes. Pas plus. Je suis restée sur cet arrière-goût positif et c'est lui qui m'a poussée (lui; l'envie, pas la culpabilité) à rouvrir l'appli en fin d'après-midi et là, hop, une première séquence de 2 minutes, pis bon, ben zou, une autre. Mais pas plus.

Et c'est ainsi que j'ai augmenté peu à peu les doses. Avec une très grande prudence pour ne pas compromettre cette dynamique, mais au contraire la nourrir juste ce qu'il fallait, j'ai écouté ce que mon corps et ma motivation me disaient et de fil en aiguille fait évoluer ma dose de sport quotidienne. En gardant toujours ZE boussole à l'esprit : comment je me sens ? A un moment, par exemple, j'ai eu le sentiment que j'allais faire mon créneau du midi par devoir et pas par envie. Je ne l'ai pas fait.

Ah ben oui parce que : le fait d'avoir réparti, au départ, sur différents moments dans la journée m'a aussi permis de monter en puissance tout en diluant l'effort. Il y a eu 

  • le créneau du matin (le plus important), 
  • le créneau de fin de journée (entre 18H et 20h selon le déroulé de ma journée), 
  • il y en a même souvent eu un 3ème: j'ai eu une phase où je faisais aussi qqch avant le déjeuner - complètement chtarbée la Gwen je vous dis. Et c'est ce créneau là qu'à certains moments je me suis tout à fait autorisée à zapper quand je sentais que c'était la pression et la culpabilité qui risquaient de prendre le relais de l'envie. Bas les pattes ! 

Cet aspect "trèèès grande prudence et progressivité dans le dosage" est resté valable très longtemps (et le reste encore, mais dans une mesure différente). Alors même que je me suis retrouvée finalement assez vite à faire des sessions d'une durée dépassant les 20 ou même 30 minutes, les propositions, par des applis concurrentes, de séances de cette durée ne m'ont pas attirée du tout : ça m'effrayait. 

  • Terminer à 30 minutes en rajoutant un petit truc par ci, un autre par là, oh et puis tiens, faisons encore ceci pendant que j'y suis, en fonction de mon envie OUI, 
  • m'imposer d'entrée de jeu la CONTRAINTE de 20 minutes d'exercices : OSCOURS !

Bon d'ailleurs, ça n'aura peut être pas échappé à certaines mais : tout ceci ressemble bigrement à certains principes Flylady ! y aller par Babysteps, faire juste quelques instants, ne pas être en mode perfectionniste-1h-de-sport-sinon-rien (ah ben rien alors merci), mais 

"2 minutes de sport faites, c'est toujours 2 minutes de faites pour ton corps".


5. une montée avec des résultats vite visibles

Alors, non, pas niveau poids; ayant enchaîné sur les vacances, je ne suis pas montée sur la balance pendant les 3 premières semaines, et tant mieux du reste parce que quand je suis remontée dessus j'avais pris du poids. Était-ce "pour de vrai" ou juste qu'en fait j'avais démarré à un poids en fait plus élevé que celui que j'avais avoué à l'appli ? Je n'en sais rien. C'est du reste (j'ai pu le constater plus tard) quelque chose d'assez fréquent : avant de déstocker le gras, un corps nouvellement soumis à des exercices pare au plus pressé : construire du muscle. 

Mais... mais ça faisait 3 semaines que je faisais de l'exercice, les hormones du bien-être liées au sport avaient déjà fait irruption, et surtout, je sentais déjà une différence : pas encore sur ma silhouette, mais sur mon tonus

  • Certains des exercices que je n'arrivais pas à faire correctement au début ne me posaient déjà plus les mêmes problèmes. 
  • Tel mouvement (au hasard, la planche) que je n'arrivais pas à tenir 20s au départ, pouvait m'être assigné en 40s sans que je ne cille. 
  • Même me baisser pour empoigner une marmite au fond d'un placard de cuisine se faisait avec plus de souplesse, ou m'étirer pour attraper un bocal rangé en hauteur. 
J'étais en train de me réapproprier mon corps. 
Ca faisait un bien fou. Je n'étais pas prête de lâcher ça.

(bon, depuis la balance a commencé à coopérer; lentement mais sûrement)


Outre ces 5 points là, voyons maintenant d'autres points qui ont tous un point commun : faciliter le schmilblick / faire sauter des obstacles au fait de s'y mettre / d'y rester.


6. Une appli qu'elle est trop gentille parce qu'elle me mâche le travail 

Elle me dit quoi faire, et elle me montre comment. 

Ça, c'est typiquement un truc de fonctionnement en déclencheur externe de motivation tel que je vous en parlais le mois dernier

Prenons l'exemple de Monsieur Bout, déclencheur interne ++, dont la fréquentation assidue m'a longtemps convaincue que c'était la manière "normale" de fonctionner (ce qui en soi n'est pas complètement faux dans le sens que statistiquement, ce mode de fonctionnement est davantage répandu que son alternative). Quand Monsieur Bout a réfléchi à se mettre au sport, il s'est d'abord longuement renseigné sur les disciplines à privilégier, l'équipement et la fréquence, la durée, la progression, et a fait recherches et regardé des vidéos pour se constituer sa routine d'exercices triés sur le volet, avec les démonstrations associées.

Pas de ça chez moi, voyons ! Si j'avais du travailler en amont à me constituer un programme d'entraînement assorti des modes d'emploi correspondants, je n'aurais jamais démarré. Cette appli a donc eu l'intelligence de tout faire pour moi.

  • Non seulement elle affiche une succession de petits exercices, 
  • mais une silhouette en brassière rose gigote à côté du nom abscons de chaque exercice (jumping jack ? eh ? Si j'avais du googliser ce que c'était, cela aurait déjà utilisé mon étincelle de motivation) et me montre comment faire. 
  • En cliquant sur ladite silhouette, hop, j'ai droit à quelques lignes d'explications. 
  • Et si vraiment j'ai envie d'en savoir davantage, je peux cliquer sur l'onglet d'à côté qui me dirige sur une courte vidéo d'un coach sportif faisant la démonstration expliquée dudit mouvement. 
Tout à portée de main, sur un plateau, sans me fouler le plus petit ongle. 


Prêt à l'emploi, du coup, hop ; le peu d'énergie et de motivation que j'ai au départ, je peux les mettre dans le fait de faire mes exercices, pas dans le fait de me préparer à les faire... 

  • Au départ, faisant avec le peu de stocks disponible (d'énergie et de motivation, si vous suivez), je me suis donc contentée d'imiter la silhouette gigotante, en allant parfois, en cas de doute, compléter de la lecture des quelques lignes. 
  • Après quelques jours, mon intérêt grandissant, je suis de plus en plus souvent allée regarder les vidéos pour améliorer mon placement (et parfois constater qu'en fait j'avais rien compris au mouvement huhuhu). 
  • Et ensuite, comme dit à la fin du point 3, je me suis même retrouvée à moi-même faire des recherches supplémentaires. Impensables au démarrage, elles ont été passionnantes ensuite.


7. l'utilisation d'un minuteur

Ce point-là est à relier au précédent, mais il a sa place toute à lui.

J'ai mis du temps à repérer son importance et le rôle décisif qu'il a joué dès le départ pourtant : Non seulement l'appli me dit quoi faire, précisément. Mais elle me dit 

  • quand démarrer (avec une voix automatique mal traduite qui me dit "prête à i-grec aller ? Commencez", ce qui est venu enrichir notre répertoire de plaisanteries pourries puisque à présent Monsieur Bout me sort volontiers cette phrase quand nous devons partir quelque part ou que je dois me mettre au taf), 
  • et surtout quand m'arrêter. 

C'est à dire que je ne compte pas les mouvements, je ne pense à RIEN, j'écoute ce que dit mon appli, je la regarde, et c'est tout.

Je n'avais même pas réalisé l'impact du machin avant d'être confrontée au contraire durant ma montée en puissance : le truc drôle une fois que j'ai eu téléchargé cette fameuse appli, c'est que évidemment l'algorithme de FB m'a sauté dessus comme David Douillet sur un sandwich aux rillettes (si quelqu'un qui a été en hypokhâgne avec moi lit ces lignes, il/elle aura la réf^^). Subitement mon fil d'actualité a été envahi de propositions similaires, de machins pour régimes, de vidéos d'influenceurs sportifs / alimentation. 

Ce qui a fait la joie de mon déclencheur externe. 

  • J'ai téléchargé d'autres applis, et les ai toutes virées après avoir fait le tour du propriétaire car jamais elles ne m'ont semblé valoir celle que j'avais. 
  • Je suis aussi tombée sur un "challenge gratuit 7 jours squats". Ce machin m'a intriguée car clairement, les squats (ce mouvement où on se met accroupi et on se relève, pour la partie de mon public dont la culture sportive équivaut à la mienne il y a 3 mois), c'était compliqué pour moi: les fois où mon appli m'en proposait j'avais vraiment (vraiment) du mal, pas seulement pour cause de cuisses et fessiers en chamallow, mais aussi par manque de technique. Du coup la perspective de les pratiquer de manière intensive pendant un temps restreint m'a semblé intéressante, pour vraiment "apprendre" à les faire correctement. Je me suis donc lancée dans ce challenge (au bout de 3-4 semaines) en rajoutant, pendant la semaine qu'il a duré, les vidéos correspondantes après avoir fait ma petite séquence du matin avec mon appli. 

Moralité

  • j'ai fini la semaine avec 180 squats
  • j'ai marché en canard une partie de ladite semaine (courbatures de feu bonjourrrrr)
  • mais surtout j'ai fini la semaine en maîtrisant à fond le mouvement, objectif atteint ! Au point que je me suis concoctée mon propre challenge pour la semaine suivante : appliquer la même logique à un autre exercice que j'avais beaucoup de mal à faire sans me casser la figure (sens de l'équilibre très développé) : les fentes
  • et au passage, j'ai constaté en direct que ... compter ces crétins de squats me saoulait en fait PLUS que les faire. Eh ouais. Avec un double effet pourri
    • fatigue : mes muscles et mon cerveau sont sollicités, alors que si je ne compte pas, je peux mettre toute mon énergie dans les muscles
    • démotivation : un peu comme si mon cerveau restait en veille pour compter et donc dispo pour me dire "nan mais t'en as pas marre ? C'est encore loooooin ? (plus pur style enfants sur long trajet de vacances) Rhô c'est chiant, hein, t'es fatiguée, hein ! Et si tu t'arrêtais ?" 

Constatant ce phénomène époustouflant, j'ai arrêté de compter dès la 2ème vidéo : à la place je faisais mes squats en même temps que le gars sur la vidéo, et prolongeais d'un ou deux mouvement chacune de ses série pour prendre en compte la différence de rythme entre lui et moi. (oui, donc, si vous voulez chipoter, j'ai fait approximativement 180 squats le dernier jour. Car clairement, ma seule chance de réussir à faire à peu près 180 squats, c'était de NE PAS chercher à en faire EXACTEMENT 180).


Et à l'arrivée, là encore, on retrouve un truc de Flylady qui fonctionne vachement bien pour moi : me coller un minuteur et me mettre à ce que je veux faire sans me poser de question, en sachant que paf, bientôt ça va s'arrêter, en m'ôtant la charge mentale liée à la décision sur le quaaand je vais m'arrêter. Extraordinaire.


8. Un positionnement stratégique dans la journée, permettant de surcroît une tenue hyper adaptée

J'ai commencé ma 1ère séance de sport le matin; et hormis la période assez courte où j'ai en plus fait une (petite) séance à d'autres moments dans la journée, c'est resté le matin. Le matin, direct au lever.

IDEAL pour moi

  • 0 charge mentale pour décider de m'y mettre : c'est une routine, je me lève, je m'y colle, à aucun moment mon cerveau n'a à se dire "il va falloir t'y mettre Gwen" : le cerveau n'a même pas eu le temps de vraiment s'allumer ! (et de trouver plein de raisons de remettre à demain...)
  • mais surtout : parmi tooous les trucs que je détestais dans le sport, il y avait la nécessité de se mettre en tenue, et la sensation bien collante après, quand tu finis en sueur. Ben là, c'est réglé : 
    • pas de tenue de sport : je fais ça en sous-vêtements, au saut du lit; 
    • pas de Gwen en sueur : je prends ma douche le matin, donc, après ma séance. 
Du coup, j'ai même reculé le moment de ma douche : l'intensité des séances me fait transpirer un bout de temps après leur fin, donc, pour éviter de sortir encore transpirante de ma courte douche (super utile), j'enfile un tshirt, je petit-dejeûne, puis je file sous la douche une fois que ma température est retournée à la normale. Le pied.

L'avantage d'avoir commencé mon aventure sportive avec les vacances d'été, c'est que j'ai pu commencer par positionner mes séances le matin sans que cela ne signifie directement avoir à avancer mon réveil (sinon, soyons honnêtes: ça n'aurait pas tenu 2 jours cette affaire). 

Et puis... hein, quand la rentrée est arrivée, j'étais déjà laaaargement assez accro à mes séances du matin, y compris à leur effet boostant sur la journée, pour être arrivée suffisamment à maturation ; le bénéfice que j'en tirais, la motivation que j'avais à continuer avaient suffisamment grandi pour rendre psychologiquement OK le fait de mettre mon réveil plus tôt pour faire du sport (complètement toc toc la Gwen). 

  • J'ai un peu grincé des dents le premier matin je crois. Puis ça n'a plus fait débat. 
  • La seule chose que je fais à ce niveau, c'est, puisque mon programme actuel contient 4 jours plus forts et 3 plus light dont 1 quasi sans rien (repos des muscles permettant leur régénération, toussa), positionner dans la mesure du possible les jours light sur les matins les plus matinaux. (cette phrase n'a ni queue ni tête; si vous les trouvez, rapportez-les moi)


Et la cerise sur le gâteau ? Depuis des années, j'essaye en vain de respecter la fameuse Decent Hour. Des années, je vous dis ! ....  eh bien, 10 jours après la rentrée, je me suis mise à me coucher 1 à 3h plus tôt que d'hab. Ce nouveau rythme: lever plus tôt + exercice, a fait en quelques jours ce que je n'ai pas su faire en X années, en m'expédiant au lit, titubante sous l'effet de l'alcool, parfois à des horaires de dingues comme 22h30, ce qui ne m'arrive normalement qu'enceinte. (et accessoirement, je me lève aussi beaucoup plus facilement, et avec plus d'entrain, les weekends - ce qui, ne m'arrive pas enceinte, ça, c'est étrange)


9. Pas de baskets

Rha, l'avantage de faire les choses chez soi, à l'intérieur, c'est, 

  • outre le temps de trajet réduit à néant (important pour moi, ça aussi ! 0 temps de perdu, tout à portée de main, déclic minimal), 
  • et l'impact météo réduit à zéro également :
  • la possibilité de faire ça pieds nus
Dont j'ai abondamment usé au démarrage, et qui a grandement facilité les choses. C'est sympa, le sport, pieds nus. Et puis c'était une sensation inédite pour moi, donc probablement que ça rappelait moins de mauvais souvenirs, et donc a contribué à me permettre de me créer de nouveaux souvenirs plus positifs.

Jusqu'à ce que mes chevilles ne s'en plaignent... et là j'ai demandé à tonton Internet ce qu'il en pensait, et il a dit que tous les mouvements impliquant des sauts, c'était pas top à faire pieds nus. J'aurais bien prétendu que tonton Internet mentait, mais mes chevilles soutenaient sa théorie débile ! 

Alors j'ai fait sauter les mouvements comportant des sauts (huhu!) et continué ma montée en puissance jusqu'à ce que, de retour de vacances, une excursion chez Décathlon ne me rende propriétaire d'une paire de baskets. Ma première paire de baskets depuis l'âge de mes 17 ans. Depuis, je les mets juste pour les séances impliquant des sauts, et les balance dès la phase intensive de ladite séance passée, parce que quand même, faut pas pousser.



10. Faire du sport toute seule

Rha que oui ! 

Toooute seule en tête à tête avec moi-même ! A mon rythme à moi ! Sans le regard des autres ! 

Loin du traumatisme social des cours d'EPS d'antan, je peux 

  • souffler, 
  • faire mon mouvement n'importe comment, 
  • peiner à garder mon équilibre (voire me vautrer), 
  • avoir un rythme pitoyable, une amplitude de mouvement de mémé
Je m'en balance, y a que moi qui le sais, je n'ai pas à me comparer avec la voisine hyper tonique, et si mon gras ballote quand je bouge, y a que moi qui le vois. (bon, et accessoirement Monsieur Bout si il passe par là, mais alors Monsieur Bout pose un regard plein d'admiration et de soutien sur sa Gwen, donc ça passe; et mes enfants rigolent, mais ça, hein, je suis habituée depuis longtemps à leur effet booster d'estime de soi).

J'ai même eu l'occasion de partager une séance avec ma plus jeune sœur à son passage à la maison, bon, ben une séance comme ça c'était sympa, mais .... j'ai réalisé après coup que je ne tenais pas plus que ça à ce qu'il y en ait d'autres, et pourtant, ce n'est pas son regard qui me pose problème, là. Je pense qu'il s'agit encore d'une histoire de cerveau. Je le débranche vraiment à ces moments, ou plutôt je le focalise sur les mouvements, et tout le reste, y compris une autre présence, constitue une distraction et me complique en fait la tâche. Monomaniaque, peut-être...


11. Mais entourée

Ben oui. Quand même, avoir du soutien, c'est précieux. 

Au départ, c'est mon appli qui me l'a fourni : en me disant quoi faire, chaque jour, mais aussi : en m'applaudissant (avec sifflets et paillettes !) à chaque fois que je termine une série d'exercices. C'est très con ? Certes, mais ça fonctionne pour moi.

Depuis le début du mois de septembre, je suis montée en difficulté : j'ai souscrit à un programme de vidéos très bien fichues, me fixant 4 séances de 18 minutes de HIIT par semaine, avec inscription au groupe Facebook du programme incluse. Du coup, mon fil de discussion est envahi de nanas qui postent leurs petits succès et grandes interrogations, ça me maintient en condition, et moi aussi j'y vais de mon petit commentaire ou de ma petite publication. L'ambiance y est excellente, et je constate que ça me booste. 

Je souligne que ce programme me convient super bien maintenant, alors qu'il n'aurait jamais pu fonctionner pour moi au démarrage (18 minutes d'un coup ! ça va pas !?). Les exercices sont très rythmés, ils me poussent au max tout en me permettant une marge de manœuvre (différents niveaux de difficulté sont montrés pour un même mouvement. Parce que, si vous vous attendez à ce que je fasse des pompes sur les pointes de pied, vous n'êtes pas couchés !), ils sollicitent les différentes parties du corps de manière équilibrée, respectent le périnée (pas d'abdos traditionnels), et les petites blagues pourries des coachs me font marrer.


12. utilisation de la technologie

Eh oui, à l'arrivée, c'est une pub de téléphone qui m'a menée à une appli qui aura fini par me mener à d'autres pubs FB qui m'auront menée au challenge 7 jours.... qui n'est pas ce qui m'a menée au programme de vidéos finalement acheté bicoz je n'ai pas accroché avec le fond de ce que proposait le Youtubeur du challenge : les conseils alimentation ressemblaient trop à du régime pour moi ! Là où, sur le groupe de mes vidéos, les gens qui postent des assiettes trop peu remplies se font rappeler à l'ordre rapidement : on n'est pas là pour se priver mais pour apprendre à manger mieux.

Et depuis quelques jours, j'ai même rajouté une appli qui compte mes pas (créée par la même boîte qui fait mon appli d'exercices; décidément, j'accroche bien avec eux, car c'est leur version qui m'a plu parmi les 3 applis de comptage de pas que j'ai téléchargées simultanément pour comparer et choisir). 

C'est crétin mais je constate que, chez moi, la gamification (fait de rendre ludique) marche hyper bien, et donc je me retrouve à être contente d'avoir oublié un truc à l'étage parce que ça va me permettre de me rapprocher de mon objectif quotidien de 7000 pas. En plus cette appli prévoit plein de moments pour me féliciter : par exemple, dans 2 km, j'aurai fait l'équivalent de 42 km depuis mes débuts sur l'appli, donc je décrocherai un badge "Marathon" sous les applaudissements et les sifflets. Et ça fait plaisir, oui, Môssieur Astérix, farpaitement !

(si à ce stade vous vous demandez pourquoi vous lisez le blog d'une nana aussi crétine, votre interrogation est légitime et je ne peux vous en vouloir)


En conclusion

  • si vous souhaitez regarder de plus près, l'appli que j'ai prise s'appelle Perte de poids pour femme, d'une entreprise nommée LEAP (en tous cas sur le PlayStore des non-Apple; sur celui des Apple ça ressemble avec une ou deux variations), elle propose un programme de 30 jours gratuits (si elle vous propose de payer, vous revenez en arrière, et en fait elle se calme et vous laisse l'accès gratos)


  • et les vidéos auxquelles j'ai succombé sont celles de Move Your Fit, mais, encore une fois, je vous invite à ne peut-être pas commencer direct avec elles car la marche peut être un peu haute. Leur chaîne YouTube contient un max de vidéos gratuites plus courtes qui peuvent donner un bon aperçu voire permettre également une montée en puissance plus progressive.

Et surtout : ma mise au sport, c'est en fait de la pure reprogrammation de mon cerveau : remplacer toutes les connexions entre "sport" et "beurk" "culpabilité" "contrainte" par d'autres connexions, avec "plaisir", "fierté", "liberté", "fun", "réussite". C'était pas prévu, mais franchement, ça me va bien.

2 commentaires:

  1. Huhuhu, heureusement que j'ai eu la flemme de me lever les autres jours, je m'en serais voulue de te démotiver dans tes élans sportifs! Et je comprends tellement la "gamification", moi aussi des trucs tous bêtes ça me motive (genre cocher sur mon BuJo tout joli ;) )
    Bon, je vais i-grec aller ;)

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  2. Ca me donne envie de tester, est-ce qu'on peut y accéder avec un ordi ?

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