jeudi 12 mai 2016

Quel budget pour l'IEF ? 1/3

L'impact financier de l'IEF constitue un enjeu assez important, qui ne préoccupe pas que moi à en juger par les commentaires de cet article.
Il y a les impacts indirects dont j'ai déjà parlé, à savoir ceux qui sont liés aux choix de vie nécessités par l'IEF : arrêt ou diminution du travail, mode de garde éventuel,... 
Je suppose qu'on pourrait aussi y rajouter le choix du logement : tant qu'à y passer le plus clair de ses journées, avec toute la famille, l'incitation à le choisir point trop exigu est forte ! Se pose aussi la question d'une pièce en plus selon si on souhaite, ou non, une salle dédiée à l'IEF.

Je me penche en ce moment sur la question de l'impact direct : combien ça me coûte (ou plutôt, va me coûter) en matériel, fournitures diverses, sorties pédagogiques & activités, d'instruire mon gosse ?

Petite remarque préliminaire : il est bon dans ce calcul de prendre en compte que ce coût est relatif. 
 En effet, il représente le coût lié 
  • au mode d'instruction choisi pour son enfant : l'IEF, 
  • et aux choix pédagogiques faits dans ce cadre (CPC, Montessori, unschooling, ...etc). 

Les sommes budgétées doivent donc être comparées aux dépenses qu'auraient entrainé un autre mode d'instruction, d'autres choix pédagogiques : aucun n'est gratuit !


Ainsi, pour un enfant scolarisé, on pensera aux
  • éventuels frais de scolarité (si privé sous contrat ou hors contrat), 
  • frais de matériel, 
  • manuels de classe (marché de l'occasion ou capacité à transmettre de l'aîné au cadet fort intelligemment limités par les incessantes modifications de programmes...); 
  • frais de cantine voire de garde périscolaire bien souvent, au vu des horaires et des trajets; 
  • participations aux frais de sorties scolaires... sur ce dernier point, d'ailleurs, selon l'école fréquentée le budget pourra être assez conséquent, pour certains élèves "de bon milieu" rien n'est trop beau ! (j'ai encore en mémoire ma propre mère, et son effarement face à l'inflation de sorties toutes plus coûteuses les unes que les autres proposées aux plus jeunes de mes frères et sœurs, sorties dont il n'est pas facile de "priver" son enfant quand toute la classe y participe). 
  • Et frais annexes liés à la pression sociale de l'école : ainsi, comme me l'avait fait remarquer Poison Darling, la relative indépendance vis-à-vis du regard des autres permise par l'IEF peut permettre de limiter les dépenses d'habillement, que ce soit sur 
    • la moindre quantité de vêtements nécessaires (plus facile de porter les mêmes vêtements d'un jour sur l'autre), 
    • leur type (moins besoin d'être sur son 31) 
    • et surtout leurs marques (j'aurais eu spontanément tendance à "réserver" cet aspect à l'adolescence mais je crois qu'en fait je "date" un peu... il semblerait que la dictature des marques ait entretemps envahi les cours d'école, les marques sont juste différentes. On peut vouloir éduquer son enfant à cette indépendance, au sein même de l'école, mais d'expérience il s'avère souvent préférable, pour faciliter l'intégration, d'adopter une posture souple en investissant tout de même dans quelques items phares. "de mon temps", ça avait été le sac à dos Eastpak, par exemple).

Garder en mémoire la "non gratuité" de la scolarisation peut ainsi aider à ne pas surévaluer l'impact de l'IEF sur les finances familiales.



Ensuite, concernant l''IEF, je distinguerai deux grands types de dépenses.
  • Celles que j'appellerais périphériques, qui visent à enrichir, ouvrir, proposer un environnement et un quotidien stimulant
    • De ce fait, là encore, celles-ci sont à relativiser : le montant dépensé dans cette catégorie ne saurait être imputé entièrement à l'IEF, car si vous vous intéressez à l'IEF, il est probable que même en scolarisant vos enfants vous n’auriez pas abdiqué toute responsabilité dans leur éveil intellectuel/ culturel, etc. Vous auriez / auriez eu à cœur de compléter l'instruction dispensée en classe en leur proposant un environnement riche. 
    • L’IEF ne vient donc que renforcer l’importance de cette démarche d'enrichissement et donc potentiellement augmenter les dépenses qui y sont associées.
  • Et des dépenses d'instruction "pure", qui seront les fournitures de base (papier, stylos, etc), du matériel pédagogique (Montessori par exemple), des manuels, des cahiers d'exercice, etc 

La répartition entre le premier et le deuxième type de réponse variera grandement en fonction du type d'IEF choisi. Spontanément j'aurais tendance à penser qu'un style plus "unschooling" augmenterait le poste de dépense n°1 et diminuerait le poste de dépense n°2. Ou pas ? Car ne pas planifier, structurer de programme peut aussi nécessiter d'avoir toujours énormément de ressources sous la main afin de pouvoir improviser... vos avis, expériences ?
Par ailleurs, la pureté étant un idéal (oui oui nous philosophons aujourd'hui), la frontière entre catégorie n°1 et catégorie n°2 est assez floue, mouvante, perméable... et donc si nous prenons l'exemple d'une émission documentaire : c'est du N°1 ou du N°2, hein ?! Fondamentalement on s'en fiche, mais moi ça me pose un vrai problème pour la structuration de ce billet.


Voilà le sujet introduit, suite au prochain numéro !


mercredi 11 mai 2016

C'est chouette aussi - le... la... ??

Je vous présente aujourd'hui quelque chose d'au moins aussi sexy que ma montée de garage :

un complexe sportif spécialement conçu pour permettre au Bébou de développer de nombreuses compétences physiques.

le... 
la.... 
euh...????


Superbe, non ?

Alors, question à 1000 dollars : QUI saura me dira ce qu'est en réalité cet OBNI ? 
(Objet Bétonné Non Identifié)
Parmi nos suppositions nous avons :
  • cuve à fuel, 
  • fosse sceptique (en pleine ville - oui ce sont des suppositions, jamais je n'ai prétendu qu'elles étaient intelligentes, ho).
  • ... et ensuite nous manquons totalement d'inspiration.
C'est une question qui nous taraude depuis de nombreux mois (c'est-à-dire depuis qu'en rentrant du parc un soir F. est tombé en arrêt devant - imaginez-vous la scène avec "Ti Amo" en musique de fond, ça vous donnera une idée de l'ambiance coup de foudre de ce soir-là).
Aidez-nous à résoudre cet insondable mystère !


Ce machin est situé à l'arrière de notre immeuble, entre l'entrée de notre garage souterrain et l'entrée principale de l'immeuble voisin, et pour parfaire l'ensemble, je précise qu'il avoisine... 
...cet escalier...
...et que le tout est bordé de plusieurs lampes!













Oubliez donc les espaces de motricité les mieux conçus, ils n'arrivent pas à la cheville de ce machin
  • on grimpe sur la rondelle en béton,
  • on en fait le tour dans un sens puis dans l'autre,
  •  on passe sur les ronds en ... truc (fonte ?), qui sont légèrement inclinés donc sollicitent l'équilibre
  • on en fait le tour trois fois dans un sens, deux fois dans l'autre (peut-être qu'en marmonnant des incantations ça fait pleuvoir ou véler les vaches ? Pas testé ce dernier point faute de vache) 
  • on grimpe sur le petit rond bleu dessus ("montagne!"), 
  • on essaie de monter sur l'espèce de pointe qui surmonte l'autre, 
  • on se casse la figure, événement majeur qui sera commémoré à chaque pèlerinage sur les lieux.
  • De la rondelle en béton, on agrippe la rampe en métal qui accompagne l'escalier, et avec beaucoup d'efforts on se hisse sur le petit muret ("j'ai réussi!")
  • on arpente ledit muret dans un sens, dans l'autre, 
  • on fait mine de vouloir rejoindre la rondelle en pierre mais pas fou ("pas par là")? on passe par l'escalier plutôt
  • escalier qu'on peut monter, remonter, normalement ou en sautant
  • escalier en haut duquel on s'ingénie à hisser sa draisienne (et on réussit!) depuis qu'on a vu des ados transporter leurs vélos comme deux plumes
  • évidemment, on redescend aussi prudemment, marche à marche, la draisienne
  • et on recommence
  • sons, ptet pas, mais lumières assurées par "les p'tites lampes", dont l'observation attentive permet également de solliciter d'autres sens puisque on a mis en relation le fait qu'elles soient allumées, ou au soleil, avec le fait qu'elles soient chaudes; par temps gris, en journée, on soulignera qu'elles sont froides (et on ira vérifier ces observations sur les 4 autres petites lampes réparties le long de l'allée)

J'angoisse au sujet d'un pseudo manque de concentration chez mon fils, mais nous pouvons facilement passer vingt minutes vissés à cet endroit.
Notamment l'entreprise consistant à hisser la draisienne en haut des escaliers constitue une occasion pour le Bébou de démontrer une persévérance et une ingéniosité qui me laissent baba.

Il fût un temps où cette "attraction" 'était un passage obligé à tout retour du parc. Nous avons réussi à réduire la fréquence à une ou deux fois la semaine, mais uniquement après que cet hiver il y ait eu une période où nos promenades se réduisaient à un combiné p'tites lampes / machin / montée du garage.

Contact de la nature, je vous dis !!

lundi 9 mai 2016

A la recherche de la nouvelle Sta -euh, nounou

Notre période "assistante maternelle" touche à sa fin puisque notre nounou actuelle ne saurait survivre avec les rentrées financières des 20h de garde hebdo X 2 enfants dont j'aurai besoin une fois à 50%: nous terminons donc l'année "scolaire" avec elle, mais je suis en quête d'une nounou à domicile pour notre retour des congés d'été.




Période critique si il en est, où je me prends à rêver de ce qui pourrait être, et à craindre ce qui pourrait aussi se passer... Pas facile de devoir rebâtir une relation de confiance, et puis le cadre est nouveau pour moi ! J'avais pris mes marques dans la relation parent employeur - assistante maternelle, mais là il s'agit de rentrer dans un nouveau mode de fonctionnement.

La Quête du Graal est lancée, un peu tous azimuts

  • RDV avec une agence spécialisée, O2, lundi dernier, afin d'exposer mes attentes / critères et affiner ma connaissance de leur fonctionnement. 
    • J'ai été très favorablement impressionnée par le temps qu'a pris la responsable pour vraiment comprendre mes attentes (1h30 de conversation), et notamment la pertinence et précision des questions posées :
      • par exemple, savoir si F. avait des amis particuliers au parc, et donc si il y avait des horaires auxquels il vaudrait mieux le sortir pour qu'il puisse les voir; 
      • gestion des colères, 
      • caractère et intérêts de chacun des enfants...  
    • Par ailleurs autre point intéressant : 
      • le format que je propose (des journées entières) est ce qui intéresse généralement beaucoup de leurs employées (plus posé que des journées morcelées à enchainer une matinée chez une personne, une pause dejeuner d'enfants dans une famille, puis une sortie d'école), 
      • elle le proposera donc en priorité à des personnes depuis longtemps chez eux et donnant toute satisfaction, et pour qui du coup cela représente une forme d'évolution / promotion. Me voir proposer le haut du panier, ça me va !
    • elle reviendra vers moi 2ème quinzaine de mai pour me proposer une première candidate
  • diffusion de notre besoin par tous les canaux de radio-moquette ("est-ce que quelqu'un connaît quelqu'un..." - d'ailleurs, si vous-mêmes vous connaissez....,!)
  • inscription et dépôt d'annonces sur des sites internet 
    • fonctionnant sur cooptation ou commentaires / notations
    • j'avais pensé à leboncoin mais je crains un peu l'afflux de candidatures pas franchement sérieuses et la perspective de perdre beaucoup de temps à trier le bon grain de l'ivraie ne m'attire guère. Je n'ai par ailleurs pas franchement envie de convier de parfaites inconnues, sans garantie aucune, à des entretiens à mon domicile...

Enfin, nous avons réalisé que ce changement de mode de garde pourrait aussi représenter une occasion en or pour proposer aux Bouts un environnement plus favorable à l'apprentissage de l'allemand : au vu de notre proximité avec la frontière, il ne serait pas impossible de pouvoir attirer une nounou de langue maternelle allemande.
Nous voyons cela comme une opportunité, un plus, pas un critère éliminatoire (notre critère de base étant, outre la fiabilité, la compatibilité avec notre style d'éducation / bienveillance).

J'ai donc lancé quelques lignes supplémentaires à droite à gauche,
  • principalement par le biais de contacts que nous avons, 
  • en précisant cet intérêt lors de mon entretien avec O2
  • ainsi qu'au moyen d'un gros forum allemand dont je suis membre depuis de longues années et qui constitue un petit monde sécurisant aux larges ramifications


Suspense !!!

vendredi 6 mai 2016

Point - progression en avril 2016

Et voilà la fin du mois d'avril...

Et avec lui, se terminait également ma dernière semaine à 4 jours travaillés!
En effet mon 80% touche à sa fin, ma prolongation à 50% ayant été acceptée. En théorie il me resterait encore 4 semaines (et des poussières) à faire à 80% jusqu'au 1er juin, et j'hésitais à demander un avenant qui me fasse passer à 50% dès le 1er mai. 
Je n'ai finalement rien demandé :  après tout, plusieurs de mes semaines seront déjà raccourcies toute seules par les jours fériés (weekend de l'Ascension, Pentecôte). Quant aux autres, je vais tout bonnement m'arranger pour poser un jour chaque semaine. 

Ce mois d'avril a encore été assez dense à gérer, Monsieur Bout brillant toujours par son absence.

Nous avons quand même pu découvrir le Vaisseau en famille (et y retourner, même), lieu qui a suscité l'enthousiasme du Bébou (je ferai un article dédié bientôt je pense...), quant à moi j'ai poursuivi mes rencontres IEF, en revoyant certaines mamans et en faisant enfin la connaissance de Nawel en chair et en os.


La miss Bébounette s'éveille, c'est fou.

Elle s'intéresse à tout, se concentre pendant des heures, et se marre en permanence. Elle interagit énormément, a appris à faire bravo (et provoque volontiers le jeu en frappant quelques fois des mains pour nous inciter à l'imiter), ainsi que coucou en se cachant les yeux.
Je me souviens de F. au même âge et à quel point nous étions du coup impatients qu'un numéro 2 s'installe... Quel âge délicieux !

Nous avons encore eu droit à un mois moteur :

  • Suite à ses débuts à 4 pattes fin mars, c'est une compétence qu'elle a travaillée tout au long du mois, et la proportion Ramping / 4 pattes a évolué jusqu'à s'inverser complètement. Elle lève haut les mains en marchant, un petit côté "bébé éléphant" qui nous fait craquer.

  • Ayant appris à se mettre debout fin mars, E. n'a fait que pratiquer, tout le temps, sur tous les types de supports c'est-à-dire sur des supports de moins en moins stables, et en se tenant de plus en plus d'aplomb. En témoigne le fait qu'elle est maintenant capable de tenir des objets dans ses mains en station debout, en s'appuyant uniquement sur ces avants-bras pendant ce temps. 
  • Et ce, alors qu'elle ne s'assied toujours pas de manière vraiment stable... Comme quoi, chacun son chemin !
  • Nous l'avons prise en flagrant délit de déplacement latéral le long d'un meuble le 16 avril, mais je soupçonne qu'elle avait déjà "commis" cela la veille même si l'ayant perdu de mon champ de vision à ce moment-là je n'étais pas prête à jurer que c'était debout qu'elle s'était rendue du point A au point B. Ceci dit l'utilisation de cette compétence-là reste rarissime et limitée à quelques dizaines de centimètres au plus. 
  • Mais ces tout derniers jours, elle a également commencé à pousser les chaises de la cuisine sur le sol en avançant derrière.

Elle est globalement très autonome

  • dans sa manière de s'occuper : elle vit sa vie et traverse l'appartement, s'occupe dans une pièce puis décide de nous rejoindre dans une autre
  • Elle essaie de manger seule à la cuiller et réussit régulièrement son coup ! (c'est une joie nouvelle pour moi, je n'ai pas ce souvenir concernant F. et je crois que c'était surtout du au fait que j'avais eu tendance à ne pas trop lui laisser la liberté nécessaire : je gardais l'assiette loin de lui!)

Motricité fine
  • Compétence "déchirage des Popi de son frère" déjà bien maîtrisée...
  • J'ai sorti la boite de permanence de l'objet et elle gère de mieux en mieux la boule, même si elle a tendance à attendre longtemps avant de vraiment lâcher la boule dans le trou... Peur que celle-ci ne disparaisse ? Ou joie de réussir à la positionner dans le vide et volonté de prolonger cette joie...
  • J'ai également sorti les cubes sur tige, beaucoup d'intérêt pour les ôter... hum, un ou deux "réenfilages" à son actif mais je crois davantage par hasard que par volonté!


Quant au Bébou :

côté autonomisation, nous continuons doucement :

  • il sait à présent ôter ses chaussons en cuir "par le talon", après que le concept l'ait rendu perplexe de longs mois durant ;
  • il s'attache à mettre le couvert ... à l'envers,
  • et a appris à dénouer sa serviette (je ne sais pas comment, d'ailleurs...)

Le langage est toujours un domaine dans lequel la progression est quotidienne :

  • les progrès dans la verbalisation et la narration sont impressionnants, 
  • la complexité des explications données, et des conversations que nous sommes maintenant en mesure d'avoir avec lui, un vrai plaisir.
  • Nous avons par ailleurs eu la surprise de constater que ces progrès permettent en outre à des souvenirs enfouis de remonter  : nous parlions devant lui de "tata" (sa nounou en normandie) quand il a commencé à nous expliquer qu'il y avait un chien là-bas, et une horloge qui faisait tic tac (horloge debout) et une qui bougeait (un coucou, en effet), et une fille (il y en avait deux, bon ok) et un grand rideau et un petit rideau.... 15 mois après notre départ, et alors que n'avons que très rarement évoqué son ancienne nounou avec lui ! Moi qui étais persuadée que quasiment tout souvenir remontant à l'âge pré-verbal disparaissait, je découvre que cette période lui permet en fait de les réactualiser avec des mots...


Il est également dans une phase où il aime beaucoup imiter sa sœur; ce qu'il fait avec un sens du mimétisme et du détail frappant : il rampe comme elle, fait du quatre pattes comme elles, tient et agite les objets comme elle, imite ses sons...
et dans la série mignon, nous avons enfin droit à nos premiers "vrais" bisous : ça y est, il maîtrise le bruit !!!! Je ne m'en lasse pas, surtout quand il prend la peine de m'en envoyer avec la main avec un gros, GROS bruit....

Enfin, mon fils ne se concentre pas, rappelons-le... mais le système de pinces à linge dont je vous parlais ici à toujours le même succès, et ce weekend c'est la totalité des 15 ou 16 pinces à linges qui ont eu droit à leur lingette, accrochages effectués à un rythme soutenu.
Suite à quoi il a constaté "y a plus de place" et j'en ai profité pour lui montrer comment accrocher les dernières à cheval sur un fil : ce n'est pas encore parfait, mais l'idée est là !



D'ailleurs c'est le même fils-qui-ne-se-concentre-pas, qui a récemment repris tous les puzzles de zoologie à la suite, et les réussit désormais mieux que moi ;-)
Je vais ptêt juste changer de lunettes...

mercredi 4 mai 2016

Passe à 10 intercontinentale [Feuilleton 50%]

A celles qui espéraient découvrir une super activité permettant de découvrir la géographie des continents de manière ludique, avec un ballon par exemple...
...c'est rapé pour cette fois.


Le sujet du jour est tout simplement :  
De la complexité des circuits décisionnels dans les organisations ultra-matricielles & de l'effet dilutoire sur la responsabilité (ou vice-versa, d'ailleurs).

L'exemple d'application : 
prolongation de mon contrat


Celle-ci était soi-disant acquise...
mais en fait, question bête : QUI doit signer l'ultime papier ??? Celui nécessaire à l'établissement de mon contrat ?
Épineuse question, en fait... à l'origine d'un échange de mails impliquant, à date (le compteur tourne encore) 10 personnes à travers le monde (oui ça fait un peu début de blague "c'est 2 Français, 1 Suisse, 2 Hollandais, 3 Américains, 1 Indien et 1 Allemand qui...")

Résumé de cette successions de mails :
  • 3 personnes confirment qu'il y a un besoin business mais qu'il faut vérifier si on a le budget
  • 1 personne confirme qu'on a le budget financier mais qu'il faut valider qu'on a le budget effectifs
  • 2 personnes se réjouissent que le budget financier soit là mais soulignent que le budget effectifs concerné n'est pas chez elles, et renvoient vers une autre personne
  • 4 personnes répondent qu'en effet elles ont bossé avec moi, que ça s'est très bien passé, et que si il y a moyen, ce serait chouette de me garder, mais se défaussent déplorent que le budget effectifs concerné ne soit pas non plus chez elles, et manquent d'inspiration pour désigner un autre suspect
  • 2 personnes répondent que vraiment, vu le besoin business, et l'intérêt de la proposition, il n'y a pas à tortiller, il faut y aller
  • 1 personne renvoie un mail récapitulatif dans lequel le salaire mentionné ne correspond pas (évidemment, pas en bien - sinon je me tairais) à mes attentes, et propose un nouveau nom de validataire
  • ...
  • A suivre !

(vu le niveau hiérarchique, et donc de salaire, des interlocuteurs impliqués, je vous laisse calculer le coût financier de ce "processus de décision..."
- eh ben voilà ! à défaut d'une activité de géographie, je vous ai fourni un chouette énoncé de calcul sur les durées pour vos mômes! Merci qui ?)



mardi 3 mai 2016

Baisse de niveau, vous disiez ?

  • "nous constatons vraiment une baisse de niveau depuis quelques années"
  • "nous posons les mêmes questions, faisons les mêmes tests depuis plusieurs années et on voit clairement la différence"
  • "des connaissances moins solides"
  • "capacités d'analyse en baisse"
  • "ils ne prennent pas de recul, on leur dit un truc ils se jettent dessus sans exercer leur esprit critique"
  • "on sent qu'on a privilégié le par coeur sur la réflexion"
  • "confrontés à un problème, ils ont du mal à utiliser leurs connaissances pour trouver tous seuls le chemin vers la solution, ils ont besoin d'être guidés à chaque étape"


Déjà entendu ça quelque part ?


....

Commentaires de certains des managers dont je m'occupe, en débriefing d'une session de recrutement comprenant des tests et mises en situation techniques, vis-à-vis de personnes de formation scientifique & toutes titulaires, à minima, d'un doctorat (voire Post-doc, voire plus)
Candidats français et européens !

lundi 2 mai 2016

Travailler pour...? - Les sous : l'indépendance

Dans les deux premiers volets (et 1, et 2) de ce sujet sur les sous, les sous gagnés rejoignent un pot commun, et la question de l'équilibre pro / perso est regardée sous l'angle de l'interdépendance entre les deux membres du couple.

Cependant, gagner des sous peut aussi répondre à un besoin d'indépendance : gagner des sous, mais surtout gagner SES sous.

Ce besoin d'indépendance peut être lié à différents facteurs.

Premier point, le besoin d'avoir ses sous à soi, à disposition, au quotidien. Travailler permet de dépenser ses sous.

  • De ce que j'observe autour de moi, cela concerne surtout les couples où chacun a son compte en banque. Le fait de ne pas travailler oblige alors à des virements d'un compte vers un autre, ce qui peut être mal vécu : 
    • "on me file de l'argent de poche
    • "je me sens obligée de justifier / réclamer pour chaque dépense". 
  • Ceci dit, même quand le salaire principal arrive sur un compte commun, cela n'empêche pas certaines d'avoir le sentiment qu'elles ne dépensent pas leur argent, mais qu'elles vivent aux crochets de leur conjoint.

J'avoue que c'est une considération dont je suis assez éloignée : 
  • Monsieur Bout et moi-même percevons l'argent que nous avons sur notre compte commun (seul compte que nous ayons) comme nôtre, quelle que soit sa provenance, et l'utilisation de nos revenus est discutée à deux. Cela ne nous empêche pas de nous offrir quelques petites choses, sans ressentir non plus le besoin de demander la permission à l'autre. 
  • Je pars en outre du principe que dépenser l'argent revêt autant d'importance que le gagner, dans le sens que, dans le cas d'un couple où l'un travaille, c'est certes celui-là qui "ramène l'argent", mais c'est généralement l'autre qui s'arrange pour "transformer" cet argent en un quotidien agréable; les efforts de choix, d'optimisation, représentent une responsabilité aussi importante que le gain propre.

Dans ce premier cas de figure, j'ai donc tendance à penser qu'il peut être bon de se détacher de ce besoin en travaillant à améliorer la communication du couple sur l'aspect financier : prêter attention à la valorisation du travail accompli pour dépenser l'argent (plutôt que demander des comptes), définir ensemble des priorités, construire une confiance dans la gestion commune des sous... un sacré chantier, mais qui il me semble vaudrait la peine! (mais c'est bien facile à écrire pour moi, puisque chez nous ce point est plutôt acquis).


Les 2ème et 3ème facteurs sont plus lugubres: ayant généralement fait nos enfants à deux, nous partons du principe que nous les élèverons à deux. Que donc on gérera toujours à deux les nuits, les bêtises, les gastro, les questions sur "comment on fait les bébés", mais aussi et justement, finances et questions d'équilibre pro / perso.


Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas : 
  • un décès, 
  • un divorce / séparation
et nous voilà privée de notre co-binôme.

La prise en compte de ces deux risques peut inciter à vouloir conserver une indépendance financière, afin de ne pas se retrouver le bec dans l'eau à devoir subitement reprendre le chemin du travail après 15 ans passés à la maison, et le statut, ô combien sexy pour un employeur, de mère célibataire.

Des alternatives ?
  • Veiller à conserver son employabilité, en ayant recours aux stratégies évoquées dans mon billet précédent, représente déjà une possibilité, dans les deux cas
  • Développer des sources de revenus alternatives ou vivre économiquement pour constituer une épargne solide pourront atténuer le problème en cas de veuvage; il s'agit encore de réfléchir alors au placement de l'épargne, afin que celle-ci revienne en priorité au conjoint survivant plutôt qu'aux enfants.

Le cas du divorce est plus compliqué.
J'avoue que c'est une possibilité vis-à-vis de laquelle Monsieur Bout et moi refusons par principe d'anticiper. 
Non parce que nous nous croyons "au-dessus de cela", mais plutôt parce que nous sommes tellement conscients de la fragilité d'un couple que nous sommes déterminés à investir la totalité de nos efforts, au quotidien, dans le fait de renforcer le nôtre. De cela il découle que nous n'en mettons aucun dans le fait de prévoir "lekazou"
Nous faisons le choix de mettre absolument tous nos œufs dans le même panier, en espérant que le poids de ces œufs soit suffisant pour maintenir le panier (oui la métaphore est pourrie mais c'est mon blog, zut). C'est un choix, mais... il est très personnel et je ne me verrais pas le présenter comme LE conseil à suivre.

Au fil de mes lectures et rencontres j'ai repéré certaines des stratégies mises en œuvre pour sécuriser le conjoint ne travaillant pas ou moins :
  • épargne "inégale" : chaque mois une somme est versée sur deux assurances-vies au nom de chacun des conjoints, mais avec une somme plus élevée sur l'assurance-vie du conjoint sans activité pro, en compensation du risque pris
  • clause de contrats de mariage  & choix du régime matrimonial (mais je ne saurais être plus précise je n'y connais rien !)
  • investissement immobilier fait en son nom seul
  • ...


Terminer cette trilogie en évoquant le veuvage et le divorce illustre bien la complexité des implications financières des choix pro. Tant d'éléments sous-jacents, de projections, d'angoisses, profondément inscrits dans notre mode de fonctionnement, viennent influencer notre positionnement! 
On se retrouve à réfléchir, à essayer, à balbutier... avec ce qu'on est.