dimanche 6 décembre 2020

BLOKUS : une valeur sûre avec les enfants - et les adultes !

(Petit billet rapide suite à ce mois de novembre de la mort qui tue - j'ai d'autres trucs plus costauds en préparation et je vous promets notamment un billet sur le sommeil des petits Bébous !!)

Jouer avec chacun de nos enfants, c'est important, moment de qualité, machin, et dans ce billet (ainsi que dans l'annexe correspondante dans les "200 moments de parentalité positive (ou pas)" ) j'analyse la manière dont on peut remplir le plus efficacement possible le réservoir affectif de notre enfant ainsi.

Jouer avec notre enfant, parfois, c'est aussi franchement saoulant. On a tellement d'autres choses à faire, et ce n'est pas évident de s'enthousiasmer pour l'activité qui plaira à notre bambin.

De plus en plus, du fait de mes réflexions sur mon propre découvert affectif, je privilégie vraiment les activités qui leur plaisent ET  me plaisent : tout le monde y est gagnant !

En voici donc une, découverte par hasard.

Un triiiiiste hasard, puisqu'il est lié au subit déménagement de Coralie, blogueuse des 6 doigts de la main, amie depuis plusieurs années, et à proximité géographique depuis 2. Proximité géographique brutalement interrompue, snif.

Mais du coup déménagement express = tri = Coralie qui prend des photos de ce dont elle sépare et nous spamme notre What'sApp, à moi et à une autre copine, en mode "prenez ou ça part". Et voilà comment le jeu Blokus nous a été proposé. 

C'est un espèce de Tétris revisité, avec des pièces aux formes biscornues qu'il s'agit de caser en respectant des règles simples mais très contraignantes au bout d'un moment (gnagnagna)

On peut y jouer à 2, 3 ou 4 joueurs, il paraît même qu'on peut y jouer tout seul mais je n'ai pas encore demandé à Tonton Internet de me dire comment.

J'ai failli ne pas le prendre (je ne le connaissais pas et il ne me semblait pas plus sexy que ça), mais la réaction de la copine "Ah il est génial mais on l'a déjà" m'a mis la puce à l'oreille.


Et ben qu'est ce que je suis contente !

  • ce jeu ME PLAIT. Au point que j'aimerais bien y jouer aussi avec Monsieur Bout, quand je passerai mes soirées à faire autre chose que bosser (Dreams... are my realityyyyyy)
  • une partie ne dure qu'une grosse vingtaine de minutes, ce qui est assez adapté aux soirs où je décide de faire un moment particulier du coucher version longue (au hasard, pour compenser le fait que j'aie bossé quasi sans interruption pendant toute la journée, et que donc hormis quelques sourires et bisous dans la chambre qui me sert de bureau, les enfants n'auront pour tout moment avec moi que ledit coucher). Version longue, mais pas trop longue. Impeccable
  • ce jeu leur plaît beaucoup, tant à F qu'à E., alors même que F. est au départ moins fana de tout ce qui est jeu de société.
  • je pensais les règles peut-être un peu compliquées pour eux (7 et 5 ans)  mais en fait ils s'y sont hyper vite mis. Chaque enfant développe ensuite son style : F. cherche à bloquer à mort, E. est plus attirée par le fait d'envahir tout le territoire. C'est du coup très stimulant pour moi d'alterner entre ces deux partenaires. (F. est une sacrée peau d'vache, quand même !)
  • et donc pour compléter : ce jeu présente tellement de possibilités différentes que personne ne s'en lasse (en tous cas chez nous !)

Voili voilou, si vous croisez son chemin et qu'il semble perdu, vous pouvez le recueillir et lui offrir une place au chaud sous votre sapin de Noël ;-)

dimanche 29 novembre 2020

Mes millions !!!

EXCLUSIF ! Le billet qui vous dévoile tout sur les millions liés à mes droits d'auteur.

(Ou pas)


Tout simplement d'abord, parce que si je me réjouis du succès des 200 moments de parentalité positive et vous invite à vous réjouir avec moi, je suis au regret de devoir décevoir ceux et celles qui pensent qu'écrire un livre rend riche, ou même, "rapporte". 

Une petite blague suffira pour éclairer ce point et démolir à jamais vos illusions éventuelles (je décline toute responsabilité pour les ravages psychologiques que je suis sur le point de provoquer).

  • Quand j'écrivais mon œuvre, Monsieur Bout me poussait au boulot en disant "au travail la Gwen, pour qu'on puisse s'offrir un manoir en Ecosse".
  • Quand le manuscrit a été finalisé et que j'ai commencé à échanger avec des maisons d'édition sur le sujet, ... la blague a évolué : l'objectif est resté "s'offrir un manoir en Ecosse"... ajouté d'une petite précision "en Playmobil". C'est bien aussi.

Eh oui, telle est la situation des auteurs / de la chaîne du livre en France, l'auteur ne perçoit le plus souvent qu'une toute petite part du prix du bouquin et encore je ne me plains aucunement, car avec les Editions de l'Instant Présent et leur manière très éthique d'envisager les choses, je suis déjà plutôt bien lotie. Mais pour devenir riche à millions avec mes bouquins, il faudrait que j'écrive un truc traduit en plein de langues, racontant les histoires d'un garçon scolarisé dans un internat où on lui apprend des trucs chelous, ou encore le roadtrip de bons copains soucieux de faire du tri sélectif avec un bijou de famille. Mais il paraît que ça a déjà été fait. 

Donc, n'achetez pas mon livre pour me "soutenir financièrement" (Sic.). Et, non, le choix que Monsieur Bout quitte son job n'a pas été facilité par la perspective de cette manne financière (re-sic); pour tout vous dire il n'y a même pas de ligne "droits d'auteur" de prévue dans mon sublime fichier Excel de budget. Si vous achetez mon bouquin, ceux que vous soutenez financièrement, ce sont les Editions de l'Instant Présent, et votre libraire chéri, et c'est déjà très bien ! Et vous contribuez ainsi à ce que le contenu de ce bouquin se répande, et c'est un peu ce pour quoi j'ai passé du temps à l'écrire (et non pour la Lamborghini. Dans laquelle caser 3 sièges auto peut s'avérer compliqué)

Surtout que, sans vouloir vous énerver, il n'empêche que depuis 2 jours je suis riche, riche, riche, et riche de VOTRE argent. (dit comme ça c'est vraiment vraiment énervant en fait, hein !? Niark niark)


Riche parce que enfin, vendredi, j'ai perçu (avec SI PEU de retard) mon congé maternité !!!! (ben oui, c'est votre argent ! Et aussi le mien, un peu celui de tout le monde non ?)

6 mois d'indemnités journalières qui tombent d'un coup, ça fait du bien.

Evidemment, ces 6 mois ne sont pas tombés sans efforts

  • Non seulement il a fallu faire un môme pour cela (argh), 
  • non seulement il a fallu exercer une activité pro avant, 
  • MAIS il a surtout fallu marquer la CPAM à la culotte pour obtenir mes sous.


  1. Bon, au départ, je partais mal : j'avais tardé à envoyer mon dossier (Cf. mon secret pour réussir à tout faire).
  2. Ensuite, le COVID épisode 1 est passé par là, ce qui n'a bien évidemment pas accéléré la vitesse de traitement des dossiers par la CPAM.
  3. Puis, suite à relance, celle-ci a fini par me dire qu'en fait le papier de mon arrêt maternité n'était pas le bon : celui que ma gynéco avait rempli contenait exactement les mêmes informations que le formulaire qu'ils souhaitaient que je remplisse, évidemment, mais ce n'était pas LE BON formulaire. (c'est à ce stade que j'ai commencé à me dire que j'allais avoir de quoi vous faire un billet dans le genre de celui écrit naguère sur mes démêlés CAF/Pôle Emploi. Les vieux de la vieille se souviendront, les autres... peuvent toujours aller rigoler un coup.)
  4. Donc redélai pour solliciter mon hôpital pour que ma gynéco fasse le nouveau papier (= demander, attendre, ne voir rien arriver, relancer, apprendre que ma première demande n'a jamais été transmise, obtenir enfin le papier - avoir écouté l'intégrale des 4 saisons de Vivaldi en temps d'attente au secrétariat) 
  5. puis calme plat.... longtemps.... puis durant l'été, début de relance par la Gwen : on m'informe qu'au vu des délais actuels mon dossier sera traité début septembre (2020; ça aurait pu être 2022, eh, j'ai du pot)
  6. Je scrute mon compte en  banque et mon compte ameli début septembre (Sœur Anne, Sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?). Quelques jours après la date annoncée, hop, ameli est plus que jamais mon ami, je re-relance. Joie ! On m'informe que l'argent me sera réglé "dans les prochains jours".

Ce qui est approximativement ce qu'on me dira à chaque fois qu'à intervalles de 10 jours je relancerai. Avec toujours le même flou artistique sur la définition exacte du "prochains jours"

Bref, j'ai eu mes IJ vendredi.

Depuis deux jours, c'est la fête, je fais / Monsieur Bout fait tout ce que nous attendions de pouvoir faire

  • rembourser les quelques milliers d'euros empruntés à une copine pour combler un découvert abyssal
  • payer les frais de scolarité d'E.
  • payer l'avance sur travaux pour la copro
  • régler la facture d'eau
  • prendre RDV chez une psy pour enfin faire tester F.

Et surtout : arrêter de regarder notre compte tous les matins avec le fol espoir que la prédiction de la Fée Cpam se soit enfin réalisée dans la nuit.

Je vous l'avoue, ça a quand même été mon réflexe samedi matin au réveil. Et puis d'un coup hop, j'ai réalisé que non, pas besoin, tout allait bien. Ce petit pic d'adrénaline et de suspens du matin va me manquer, en fait !


(voilà, c'était un billet rapidos de circonstance, le premier après un looong silence du au fait que les dernières semaines ont été invivables professionnellement; pas de grande littérature ni de profonde réflexion pour ce coup-là, mais je vous promets de faire mieux bientôt puisque le rythme va peu à peu se normaliser. Youpi.)

mercredi 4 novembre 2020

200 moments de parentalité positive : le tirage au sort !

 3 semaines quasiment sans billet de blog, pour cause de croulage sous le boulot : passage en distanciel (so COVID, dans les tendances de l'hiverde tous mes modules de formation managériale (ou en tous cas de ceux que j'ai à dérouler en ce moment), c'est hyper chaud techniquement et passionnant pédagogiquement (et vice-versa), bref PRENANT.

Du coup voici enfin le tirage au sort du concours organisé pour les 1 an du chef d'œuvre littéraire que sont les "200 moments de parentalité positive (ou pas)" !

Les conditions du tirage au sort sont à l'image de mon quotidien :

  • réalisé avec H. dans le Mei-Tai
  • réutilisation du premier papier venu : en l'occurrence, le courrier de la CAF m'informant qu'ils réouvraient mes droits au CMG (demande traitée en quelques jours ! Gasp. Alors que j'attends toujours les millions du congé maternité que me doit la Sécu)
  • dans un pot de conservation Glasslock



selon ma devise actuelle  : Marmots, Boulot, Popots.


AND THE WINNER IS ....

myfrenchplate 


qui participait sur insta !!

Bravo et merci à elle de contacter les Editions de l'Instant Présent pour leur communiquer son adresse ^^


jeudi 15 octobre 2020

Musique !! - inspirez-moi

Etant devenue une star intersidérale de la télé-réalité (Gnin ? Vous avez raté quelque chose ?! Nan j'rigooooleuh)...

Donc, mon livre intitulé "200 moments de parentalité positive (ou pas)" paru il y a un an (et à gagner encore pendant quelques jours !) ayant plu, globalement, à ceux qui les ont eus entre les mains, j'ai été invité à une première émission de radio avant le confinement, sur une radio locale (Radio Yvelines). Le début d'une carrière éclatante, je n'en doute pas.

Car me voici invitée par une autre chaîne de radio pour une émission (en direct !!!) le 13 novembre. 

Ce sera un vendredi. Ai-je fait une boulette en acceptant une telle date ?


Cette émission durera une heure et sera entrecoupée d'intermèdes musicaux.

On m'a demandé si j'avais des suggestions, et donc, cher public, je vous sollicite : 

à quels morceaux pensez-vous, qui colleraient bien avec le sujet / l'esprit du livre ?

  • J'ai pensé à "Paroles paroles" de Dalida..., bicoz le poids des mots.
  • Mais je suis sûre que vous aurez pleeeein d'idées et de trucs à me faire découvrir !

Alors, lâchez-vous, faites- moi bénéficier de votre érudition musicale, et votre inspiration, et si vous avez les liens à partager avec, je prends volontiers !!




mardi 13 octobre 2020

Gros mots et résolution de problème

Aaaah, que la voix de nos chers enfants sait être douce à nos oreilles !
*paillettes et fleurs* 
Hélas hélas parfois, euh, ben non.

Parce que parfois, nous n'avons plus de chers enfants, mais des vils marmots, et leur voix n'a rien de doux, parce qu'elle nous sort des gros mots monstrueux, en boucle, en série, en parallèle, bref, tous les montages possibles.

J'avais évoqué ce point dans un premier chouette billet détaillant l'arsenal des outils à la disposition du parent positif et souhaitant tenter de le rester, même confronté aux GMGM (Grands Méchants Gros Mots). Des outils qui s'étaient révélés très efficaces chez nous, globalement.

Et puis, l'an dernier (oui, ce billet fait partie de ceux dont l'embryon dort en brouillon depuis un temps inavouable), mes charmants enfants à moi ont estimé que ce serait cool que maman
  • révise ses classiques
  • aille encore approfondir le sujet de manière à en faire bénéficier les foules

Pour cela, ils se sont donc spécialisés dans le GrosMotage pendant de longues semaines. 
Zizi Caca Prout et leurs valeureux confrères sont devenus notre pain quotidien, au point qu'à l'arrivée mes enfants parlaient globalement schtroumpf; mais en remplaçant schtroumpf par zizi ou zézette. 
Je vous laisse imaginer les dialogues.

J'ai tout fait, tout tenté, je me suis bien énervée aussi, et puis acculée, j'ai fini par jouer mon va-tout : la résolution de problème !
Un outil que je sor(tai)s rarement, car franchement, hein, je trouve que ça demande beaucoup beaucoup d'énergie.

Ben oui, mais comme dit dans le premier billet : aux grands / gros mots / maux, les grands remèdes.

J'ai donc pris mes mômes entre 4 yeux (enfin 6 ; voire 8 ? je ne visualise plus si Monsieur Bout était présent. Je ne crois pas, j'ai du avoir un sursaut de courage en semaine, alors qu'il était au boulot)

  1. Défini le problème et ses impacts : F. et E. disent beaucoup de gros mots. Ils trouvent ça drôle mais ça énerve beaucoup les adultes. Et parfois ça les énerve aussi l'un l'autre
  2. Proposé des solutions sans les évaluer, en les écrivant
  3. Repris toutes les solutions proposées une à une, soit pour les confirmer (tout le monde OK ?), soit pour les barrer (ça ne convient pas à quelqu'un ?), soit pour les retravailler pour qu'elles conviennent à toutes les personnes concernées
  4. Affiché le papier quelque part.


Ah oui ça a aidé !
Ca a doublement aidé, et donc ce billet contient un double outil pour régler ce genre de soucis.
Parce que, rappelons le, une résolution de problèmes a pour effets de 
  • mettre tout le monde du même côté pour résoudre ce problème, et donc responsabiliser chacun 
  • permettre aux sentiments de chacun de s'exprimer, et donc à la fois à chacun de se libérer un peu de ses sentiments, qui perdent de leur force une fois sortis du non-dit, et aux autres de prendre en compte le point de vue exprimé
mais aussi
  • décupler l'inventivité de chacun, par la puissance d'un brainstorming. 

Et en effet : c'est en pleine session que j'ai réalisé qu'un des points qui n'aidaient pas était la manière dont pouvaient être vécus les rappels à l'ordre. Même formulés de manière Faber et Mazlishienne, en décrivant le problème par exemple ("j'entends un gros mot !"), chez nous ces rappels à l'ordre étaient trop nombreux, trop lourds, ils plombaient l'ambiance, tendant aussi bien l'enfant qui les entend que l'adulte qui les formule (gnnnnniiiiiin).
Sous le coup de cette illumination subite, j'ai donc proposé le problème en live : 
"Ce n'est pas toujours facile de se rappeler d'éviter les gros mots, surtout quand on en a pris l'habitude, mais ça vous énerve et ça m'énerve quand je vous le rappelle... Comment puis-je vous le rappeler d'une manière qui soit moins énervante ?"

Et j'ai proposé quelque chose auquel je ne pensais pas l'instant d'avant : remplacer les mots par une onomatopée. Faire l'alarme : 5 BIIIP, BIIIIIP, BIIIIIP, BIIIIIP, BIIIIP. 
Bien stridents et couvrant la voix des enfants. Mais d'une manière joueuse, là où couvrir la voix des enfants par un beuglement pouvant aller jusqu'au


n'aurait évidemment pour effet que l'escalade.
Succès total !! 
  • Le petit côté décalé a bien aidé à alléger les tensions chez mes enfants, poussant moins à la résistance, et jouer les alarmes a aussi eu un effet salutaire sur moi, en mode défouloir.
  • Le fait d'avoir été convenu en résolution de problème en a fait un code commun et partagé.
Bilan : j'ai beaucoup fait l'alarme les tout premiers jours, et de moins en moins ensuite.


Ca a été un des premiers retours de la résolution de problème chez nous !
J'ai pu constater aussi que mes enfants ayant grandi, cet outil devient de plus en plus puissant et adapté à eux. Et je dois aussi avouer que l'inclusion d'E. aide énormément, car elle est au taquet sur ce genre de trucs, et du coup, entendre sa sœur rentrer dans le jeu des propositions stimule l'inventivité de son grand frère.

Cet épisode est venu me rappeler que la résolution de problèmes, c'est un peu le bazooka de la parentalité positive. 
  • Ca coûte cher, 
  • faut préparer son armement, 
  • ça ne se porte pas dans la poche ni ne se dégaine au débotté, 
  • mais alors, après... ça envoie du lourd. D'où ma très grande admiration pour tout parent se lançant dans cette aventure 
Je me souviens d'une maman du groupe FB des Moments de Parentalité Positive, venue raconter toute insécurisée la manière dont une de ses connaissances, soi-disant branchée parentalité positive, avait critiqué sa manière de conduire une telle résolution avec son fils de même pas 3 ans. 
NAN MAIS CA VA PAS NAN ???
Un parent qui se lance dans une résolution de problème avec son gosse, a fortiori son petit gosse, on ne le critique pas !!! 
On se prosterne
On se fout à plat ventre !
On lance des rameaux et son manteau sous ses pieds. 
La résolution de problème, c'est ZE voie d'avenir vers des lendemains de paix, et chaque personne s'aventurant sur ce chemin mérite d'être entourée d'une foule en délire.

D'autant que le plus beau dans tout ça, c'est que le bazooka, plus on le manie, plus on s'y habitue.
On y prend goût et...  (oh mais ça, ce sera pour un autre billet !)

vendredi 9 octobre 2020

CONCOURS ! - les "200 moments de parentalité positive (ou pas)" ont un an !

Le 18 octobre l'an dernier, naissait mon bébé. Naaan, pas le chef-d'oeuvre qui me pourrit mes nuits, l'aaaautre !

Un bouquin bien pratico-pratique sur la parentalité positive, racontant à chaque fois un moment vécu avec mes enfants, et expliquant brièvement la théorie derrière cette situation / l'outil utilisé (ou le ratage monumental).

Depuis, je roule en Lamborghini grâce aux millions de mes droits d'auteur.
Hein ? Bon ok. 
Depuis, je pourrais peut-être acheter une Lamborghini en jouet à mes gosses, j'ai pas regardé.
De toute manière, c'est difficile de caser 3 sièges auto dans une Lamborghini. Je suppose.

Donc mon bébé il est né il y a quasi un an, et un an, ça se fête !

Et c'est là où la vie n'est pas juste voyez-vous, car voulez-vous savoir comment j'ai fêté les un an de mon tout premier bébé ?
Comme ça.
Photo d'archives datant de temps pré-bloguesques



Voui voui. 
Le tout premier gâteau d'anniversaire de F. était en fait une banane.

(hop, à ce stade d'écriture du billet je ne peux que rajouter le libellé "mère indigne" à cet article de blog)
 
Alors que là, mesdames et messieurs, j'ai la joie de vous annoncer que non seulement 
  • je suis allée compiler, sur une page dédiée, tout le bien que les mass médias ont dit du bébé
  • mais en plus, les Editions de l'Instant Présent et moi-même allons vous permettre de gagner un exemplaire dudit bébé ! =(on touche le fond: merchandisation des enfants !!)

Vous avez donc la possibilité de gagner un exemplaire des 200 moments de parentalité positive (ou pas) !! 

Ca peut être pour vous, mais, si vous l'avez déjà, ça peut être aussi l'occasion de l'offrir
Car je me suis laissé dire que ce chef-d'œuvre avait constitué un cadeau très apprécié par certains, et sans vouloir vous mettre la pression... Noël approche (indicateur immanquable : les publications pro- et anti-père Noël commencent à réapparaître sur FB, de pair avec les demandes d'idée pour un enfant de X années).

Bref, pour cela, il vous faudra
  • liker la page FB du blog et celle de l'Instant Présent si vous participez sur FB
  • liker la page Instagram du blog et celle de l'Instant Présent si vous participez sur Instagram (jusque là tout est cohérent)
  • laisser un commentaire sur la publication taguant 2 autres comptes et surtout disant ce que vous espérez du bouquin (devenir un parent parfait comme moi - pffffrtttttmouhahaha / pouvoir caler votre table de nuit bancale / convertir votre voisine / le lancer à la tête de votre conjoint /... ce bouquin est multi-usage !!)

Date limite de participation au Tirage au sort = le jour des un an : le 18 octobre à minuit !!

Allleeeeez ! Et les premières participations sur chaque page seront cotées double !!

(ouais c'est injuste; mais c'est rigolo aussi, nan ?)



mercredi 7 octobre 2020

Courrier du cœur

Ce lundi, j'ai bossé de la maison, comme encore assez souvent pour le moment.

Bossé, c'est vite dit. J'ai fait quelques petites choses absolument indispensables, j'ai clôturé les comptes du mois de septembre (sur un déficit abyssal. Vous ai-je dit que je n'ai toujours pas perçu un centime de mon congé maternité ? Le déroulement des démarches et échanges avec la CPAM me rappellent mes démêlés d'il y a 4 ans avec la CAF), puis j'ai fini par admettre que me mettre au boulot allait être compliqué.

Alors à la place, j'ai écrit à notre députée au sujet des annonces Macron concernant le projet d'interdiction de l'Instruction en Famille

Je ne sais pas si ça servira à grand chose, d'autant qu'elle est LREM, mais même les députés LREM ont besoin de réaliser que la loi qu'on va leur demander de voter pose un problème qui dépasse de loin le microcosme de quelques doux illuminés, et que les arguments avancés pour la défendre ne reflètent en rien la réalité. 

J'ai été inspirée, c'est sorti très vite, tout seul. C'est sorti du cœur ... Alors j'ai ensuite copié-collé, avec quelques modifications, à destination de 2 sénateurs LR. Et enfin, j'ai pu me mettre au boulot.

Je précise que

  1. Est ce que ça sert, on ne sait pas, mais en tous cas hors de question que chaque élu ne soit pas interpelé sur le sujet
  2. J'ai cherché à donner un témoignage personnel à même de venir contrer les clichés sur l'IEF, ou, en tous cas, montrer que la réalité de l'IEF est bien plus riche et ne saurait se résumer à un type de familles, et peut être pratiqué par des gens que les destinataires de mes courriers, avec tous leurs éventuels préjugés, pourraient considérer comme "normaux". Non que je ne cautionne leurs préjugés (qu'est ce que la normalité ? être "parfaitement" intégré dans la société, est-ce signe/gage de santé mentale ? JOKER^^); mais là, je vais à l'utile, ce qui m'importe c'est que cette loi ne puisse pas passer, point.
  3. Si on envoie une lettre, celle-ci a intérêt à être personnalisée : on peut s'inspirer de ce qu'ont écrit d'autres, mais les copiés collés sont assimilés à des pétitions. Pour la pétition officielle, derrière laquelle se regroupent les principaux acteurs de l'IEF, c'est par ici !
  4. L'objet de mes courriers a été "Demande de RDV", car c'est ce que je veux, un RDV, afin de pouvoir approfondir les échanges
  5. Je n'ai pas forcément cherché à respecter toutes les formulations protocolaires. Plus j'avance et moins je suis à l'aise avec certaines conventions sur le sujet. Je suis une personne et je m'adresse à une autre personne, qui se trouve avoir le mandat de me représenter. (je crois que là-dedans, transparaît aussi tout ce que je suis en train d'ingurgiter, pour ma formation, autour de l'Analyse Transactionnelle. Relation Adulte - Adulte, toussa...)

 

Bonjour Madame

Suite aux annonces du Président de la République concernant son intention de mettre fin au droit à l'instruction en famille, je souhaiterais en discuter avec vous. 

En effet les arguments avancés témoignent d'une méconnaissance terrible de ce qu'est l'instruction en famille, des familles qui la pratiquent et des raisons pour lesquelles elles font ce choix.


Chez nous c'est mon mari qui gère l'instruction de notre fils aîné, 7 ans. Celui-ci a beaucoup de mal à gérer les interactions en groupe. Retarder sa scolarisation (il est allé à l'école à 5 ans) lui a permis de mieux gérer la transition. Il a lui même demandé à revenir en instruction en famille au bout de 2 ans d'école. J'avoue que je suis tombée de ma chaise car ça ne cadrait absolument pas avec mes projets et l'organisation personnelle et professionnelle que nous avions mise en place.

Mais, peu à l'aise en groupe, devoir gérer ces interactions 4 jours par semaine est source d'énorme stress pour notre fils, cela lui coûte émotionnellement et le rend indisponible aux apprentissages. En étant instruit à la maison, il se solidifie émotionnellement et peut progresser au niveau social en ayant des interactions plus individuelles d'une part, et en étant confronté au groupe de manière régulière (activités extra scolaires) mais à une dose "digérable" pour lui d'autre part.

Bref, pas grand chose à voir avec un quelconque radicalisme religieux, mais tout à voir avec le souhait de répondre à des besoins individuels en respectant la différence. D'ailleurs aucun des terroristes français n'est issu d'une famille ayant pratiqué l'ief. Ils sortent tous de l'école de la République et pourtant personne ne songerait à interdire celle-ci au motif qu'elle serait le terreau du terrorisme.


Je serai ravie de pouvoir en discuter davantage avec vous afin que vous puissiez être en mesure de réaliser à quel point le droit a l'instruction en famille est une richesse pour la République et n'ote rien a l'école mais au contraire la renforce en lui permettant de mieux accueillir ceux qu'elle a en son sein

Vous êtes députée, vous avez ce pouvoir et cette responsabilité de dire haut et fort votre opposition à ce projet de loi afin de permettre à des enfants de grandir dans un environnement qui les protège et réponde à leurs besoins.

Merci par avance de votre réponse, et des actions que vous pourrez entreprendre pour faire bénéficier vos collègues d'informations fiables sur la réalité de l'instruction en famille.


Bien à vous