PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

mardi 3 avril 2018

Angoisse de séparation (ou pas) : comment trouver un psy qui respecte notre style d'éducation ?

Mes billets sur notre quête d'un accompagnement psy efficace pour F., et tout particulièrement celui sur l'approche qui "a marché", basée sur la compréhension d'une angoisse de séparation qui peut se manifester sous de multiples visages, ont généré un courrier des lecteurs assez conséquent.
Très honnêtement, je m'en suis réjouie. Non que je sois ravie que d'autres familles puissent être confrontées à des problèmes similaires aux nôtres, mais plutôt: étant persuadée que c'est le cas, je me réjouis que ces familles puissent avoir, enfin, vent d'une approche susceptible de les aider mais encore terriblement méconnue. Si mon billet peut permettre à certaines familles d'entrevoir enfin la lumière au bout du tunnel, c'est juste formidable.


Tous ces échanges ont été riches, mais l'un d'entre deux, tout particulièrement, est venu soulever des questions, et m'inciter à apporter des précisions qui, ils me semblent, pourront intéresser un public plus large que la destinataire du message. Celle-ci m'ayant autorisée à en publier les morceaux "d'intérêt général", voici donc une retranscription d'une partie de nos échanges. (2 messages aller, 2 messages retour)

Bonjour,
Je me permets de vous contacter car j'ai lu avec attention votre parcours psy avec votre petit garçon. Et vous décrivez justement ce qui m'inquiète : tomber sur la bonne personne.
[...] J'ai envoyé un e-mail à l'association MCADS pour voir s'il y avait des professionnels formés à cette méthode dans ma région. Ma crainte, c'est qu'on me dise (ou qu'on LUI dise) qu'il faut le laisser pleurer, arrêter le cododo, l'allaitement long, etc. Comme vous le dites dans votre article, à nous de prendre ou laisser les conseils qui nous conviennent ou non. Mais le suivi est-il vraiment possible avec un professionnel qui ne partage pas nos convictions d'éducation ? Comment savoir à l'avance ? Faut-lui lui faire passer un "entretien" un peu strict par téléphone ?
Je suis perdue sur la voie à suivre. Je me demande si c'est la bonne piste (on a déjà essayé tellement de choses!). Mais je vois que mon petit garçon n'est pas bien et j'ai vraiment envie de l'aider.

Je comprends bien votre inquiétude, à la fois celle de voir votre fils en train de souffrir (et accessoirement, de faire souffrir : vous, son entourage) sans savoir comment l'aider, et celle de frapper à la mauvaise porte pour l'aider, et que cela n'aide en rien, voire nuise.
Eh oui, ce n'est pas pour rien que mes articles vous ont parlé, puisque j'ai traversé les mêmes affres que vous. C'est dur! Vraiment très dur, au quotidien, de vivre avec à la fois l'angoisse du "aaah mon fils va mal" et ses manifestations concrètes (colères, opposition, etc).
C'est pourquoi j'espère vraiment de tout cœur que vous pourrez bientôt bénéficier de l'appui qui fera "mouche", car franchement, il ne se passe pas de jour en ce moment sans que je ne regarde mon fils avec ébahissement : il reste fragile, souvent on sent que c'est encore un peu tangent, parfois encore un rien suffit à le faire basculer "du côté obscur de la force", et certaines choses subsistent encore, mais... tant de choses ont changé quand même !

Au point que je constate aussi que j'avais accepté certains comportements comme "normaux" alors que finalement, leur disparition / remplacement par autre chose me fait réaliser que, non, ils étaient en fait liés à une souffrance chez F.
(un exemple tiré du passé : lors de la séance finale, la semaine dernière, j'ai réalisé que les nuits monstrueuses que nous avions connues avec F. au moment de sa sortie du lit à barreaux à 2 ans 1/2 n'étaient pas "des difficultés d'adaptation normales face à une nouvelle liberté", mais l'expression du fait qu'arraché à l'enceinte protectrice de son petit lit à barreaux, il avait revécu la brutalité et l'angoisse de l'arrachage au ventre de maman...)

Tout ça pour dire :

A mon sens, oui, il est très important de choisir avec soin un professionnel pour nous aider, et de veiller à ce que les convictions de ce professionnel ne soient pas trop éloignées des nôtres. Ne serait-ce que par souci d'efficacité ! Si le courant ne passe pas, l'enfant le sent, et si nous on se ferme à tous ses conseils, on peut aussi rater celui qui aurait pu finalement nous convenir, à la réflexion, si il avait été présenté dans un package plus attrayant.
De ce fait, je pense en effet judicieux de passer un peu de temps au téléphone avant, pour expliquer un peu, et poser quelques questions.

En revanche, je nuancerais en vous faisant part de ma propre expérience : à vous de voir si elle vous parle, ou si vous préférez finalement prendre une autre option.
Après l'expérience de la psy nullissime de Strasbourg, j'étais très méfiante, et du coup, j'ai cherché une psy qui soit à fond dans la bienveillance: j'en ai trouvé une qui avait suivi des formations Isabelle Filliozat. Elle s'est montrée très bienveillante, effectivement, mais elle n'a pas aidé F. .
A la fois, 
  • parce qu'elle n'était pas formée sur le problème spécifique de F. / la méthodologie associée, 
  • mais aussi parce qu'elle était "trop" bienveillante: trop, dans le sens que, face à des comportements inadaptés de F., elle avait tendance à plutôt conseiller de les laisser perdurer en attendant qu'il les abandonne de lui-même. Typiquement, face à son refus de se prendre en charge (45-60 minutes le matin pour le faire s'habiller seul) ou de contribuer à la maison (que de conflits pour mettre le couvert !) : elle m'a plutôt conseillé de lâcher du lest.

Celle qui nous a finalement accompagnés avec succès était, pour le coup, "moins bienveillante que moi". 
Je n'ai pas forcément souhaité suivre toutes les pistes données (combattre l'usage du doudou et du pouce par exemple : à mes yeux leur usage est très raisonné et mon expérience d'enfant qui a sucé son pouce jusque 10 ans ne me pousse pas à interdire cela à mon fiston; ou, conseil qui m'a le plus gênée : si il persistait à mouiller son lit, le remettre dans un lit à barreaux au prétexte que les draps de petits lits étant plus faciles à laver, au moins ça me ferait moins de travail).
Néanmoins, elle a du coup été à même de compenser certains de mes travers, puisque justement je tendais déjà à trop de bienveillance / ne plus savoir où placer un cadre / comment faire respecter mes limites. C'est ainsi elle qui m'a incitée à mettre le holà à la manière dont F. accaparait mon attention en cherchant à se faire aider pour s'habiller, etc. : il avait besoin que je lui signifie clairement que pour moi, il avait 4 ans 1/2, que c'était ainsi que je l'aimais le mieux, et que se transformer en bébé n'allait pas lui apporter plus d'amour. Il avait peur de grandir, il avait besoin que je lui montre que moi, je n'avais pas du tout peur de cela, mais au contraire que je souhaitais qu'il ait 4 ans 1/2.

Et moi j'ai pu suivre ses conseils, même si parfois ils me demandaient d'aller un peu à l'encontre de ma tendance naturelle, parce que
  • 1. ils n'allaient pas non plus complètement à l'encontre 
  • 2. ses conseils ne venaient de toute manière qu'en second lieuce n'était pas "évidemment qu'il refuse de grandir, vous le maternez trop". 
On a d'ABORD commencé par travailler sur le passé de F., et ensuite, une fois qu'on a eu commencé à bien déblayer certains traumatismes, on a rajouté de l'action pour le présent. (par exemple, le travail actif contre la voix de bébé n'a commencé qu'à la toute fin de la 3ème séance, qui avait été très très riche et très très émotionnelle). 
Et ça c'est vraiment vraiment un point fondamental, hein, dans cette approche : le PREMIER travail est le travail sur le passé ! Si on commence tout de suite à vous bombarder de "y a qu'à faut qu'on" au lieu de d'abord parler à votre fils de sa souffrance et de ses origines, c'est pas la bonne adresse ! (cf mon point suivant, d'ailleurs)
  • 3. je voyais qu'ils ne venaient pas d'une posture dogmatique.
Prenons l'exemple de l'allaitement : la psy très renommée de cette méthodo qui habitait à 10 minutes de chez moi, je n'en voulais pas : à un premier RDV elle avait sorti à une maman que c'était elle qui avait un problème psy pour allaiter encore son enfant à 20 mois. Une telle affirmation, lors d'un premier RDV, quand on ne connaît encore pas grand chose de la famille et de sa dynamique, montre que c'est une position de principe, anti-allaitement long. (et montre aussi une certaine propension à juger et à se positionner comme "supérieur", une propension à mon sens totalement déplacée chez un professionnel de l'accompagnement) Non merci !
Qu'en revanche, au bout de quelques séances, un psy puisse être amené à identifier et souligner que, dans ce cas précis, pour certaines raisons propres à l'histoire de la famille concernée, sur l'allaitement sont venus se greffer toute une série d'enjeux qui font que sa perduration participe à entretenir une dynamique négative, à mes yeux c'est vraiment différent !

Moralité : 
  • vous renseigner sur les expériences d'autres familles avec la personne que vous aurez identifiée : à fond. 
  • Lui parler au téléphone pour creuser un peu : OUI!
1. Pour vérifier que vous ne partez pas de bases trop différentes.
2. En revanche, mon expérience me conduirait à vous suggérer de ne pas chercher quelqu'un qui colle 100% à vos principes (un clone, quoi), mais plutôt quelqu'un qui, bien que "ancré" pas trop loin de vos positions, pencherait dans la direction contraire à votre tentation naturelle : moi, la première psy d'IDF ne pouvait pas m'aider car elle ne pouvait pas me servir de contre-balancier par rapport à ma tendance à déjà trop laisser F. "être petit", alors que la seconde a pu m'aider car elle m'a poussée un peu dans l'autre sens.
Et 3. Pour vérifier, surtout aussi, son ouverture par rapport à vos différences : quel que soit son positionnement, même si elle semble à 100% ok avec vos convictions, si elle part du principe qu'elle sait tout mieux que vous et que vous devez suivre aveuglément ses conseils, ce sera nuisible. Pour une relation équilibrée avec votre fiston, il ne faut déjà pas commencer par vous ôter votre libre-arbitre de maman ! Et alors si en plus ses suggestions sont parfois un peu loin de vos convictions, alors là, bonjour le malaise.

Je voulais aussi revenir vers vous concernant un point. La "première séance" m'inquiète un petit peu. Je n'aime pas parler de mon fils à la troisième personne quand il est à côté de moi. Plus encore s'il s'agit de faire la liste de "tous ses mauvais côtés". Et donc je m'inquiète de la première séance chez le psy qui va, j'imagine, me demander ce qui ne va pas! Pourriez-vous me dire un peu comment ça s'est passé pour vous ?

Je comprends vos inquiétudes concernant la première séance et je crois que je peux vous rassurer. Oui, évidemment, la psy vient vous demander "ce qui ne va pas". 
Et effectivement, en début de séance, elle vous demandera quelques symptômes, quels comportements montrent qu'il y a un souci, et ce sera devant les oreilles de votre fils. Ensuite, elle devrait déblayer avec vous rapidement les causes supposées que vous pourriez y voir (j'avais dit" naissance difficile, séparation de 3 jours juste derrière", sans aller dans les détails); et après, elle attaque directement, en vous demandant de raconter l'histoire de vie de votre fils (normalement, en commençant au tout début de cette histoire, c'est-à-dire au début de l'histoire commune entre ses deux parents)
Quand on aborde "les problèmes", on pourrait effectivement tout raconter en mode "mon enfant EST le problème." 
Mais non, je vous invite juste à tout simplement rester sur votre vraie raison pour aller consulter : vous n'allez pas consulter parce que votre fils ne fonctionne pas comme vous le voudriez, ni pour raconter à quelqu'un ses "fautes" et "défauts" pour qu'il les corrige. Non, ce qui vous pousse à aller consulter, ce n'est pas votre colère ou votre déception, c'est votre amour. C'est votre inquiétude POUR votre fils, parce que certains comportements vous montrent qu'il souffre. 
Chaque chose que vous serez amenée à raconter peut l'être sous l'un ou l'autre de ces deux angles. Vous pouvez raconter n'importe quoi en soulignant à quel point c'est inacceptable, ou raconter la même chose en soulignant le mal-être que vous voyez derrière.
 
D'ailleurs la réaction de la psy doit bien être orientée ainsi: la nulle de Strasbourg, elle, posait des étiquettes sur les comportements de F., quand celle qui nous a aidés soulignait que c'était une manière mal adaptée, pour l'enfant, de combler un besoin douloureux, et faisait systématiquement le lien entre les deux.
Et effectivement, autant j'étais mal à l'aise que mes échanges avec la première aient lieu devant F., autant ce n'était pas le cas là, puisqu'au fond ces échanges mêmes participaient à la thérapie, et venaient renforcer le message que nous cherchions à faire passer : "ton passé t'a donné des croyances en vertu desquelles tu as adopté des comportements qui te nuisent et que tu peux maintenant abandonner puisque nous détricotons avec toi les croyances que tu t'étais forgées."

Voilà pour ce petit complément !!

24 commentaires:

  1. Bonjour,
    Je voulais savoir si vous avez cherche du côté de la précocité intellectuelle(zèbre,haut potentiel intellectuel) pour expliquer l'hypersensibilité de votre enfant ?
    Bonne journée

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour. C'est une piste que je sais devoir creuser : vu comment fonctionne leur père, je n'ai aucun doute sur le fait qu'il y a déjà un gros terrain héréditaire à ce niveau...;-)

      Supprimer
    2. commentaire parti trop vite mais : merci, si c'est une problématique que vous connaissez bien, je suis preneuse de références sur le sujet !

      Supprimer
    3. En fait je suis en plein dedans par rapport à mon fils de 3 ans et 8 mois qui hyper sensible,epuisant,....et je commence à me renseigner car ça pourrait y ressembler...
      Ce soir 3 avril 2018 sur France 2 il y a un film de Marie Drucker à 22h40 sur les enfants précoces de 8 à 13 ans "le courage de grandir"
      Je vais le regarder et je vous conseille le blog des tribulations d'un zèbre avec le livre.
      Si je trouve d'autres informations je vous les enverrai
      Bonne journée

      Supprimer
    4. Complétement HS : "vu comment fonctionne leur père" ;) m'a fait sourire, parce que moi j'aurais dit "vu la qualité des écrits que leur mère partage" ;) Sur le sujet je ne peux que recommander le blog "tribulations d'un zèbre". Après ici on est "très" concernés mais comme dit Swanilda ce n'est pas la cause de problèmes, peut être un amplificateur mais je trouve surtout que du coup les "solutions" (éducation positive, autonomie laissée à l'enfant, écoute des sentiments...) fonctionnent beaucoup mieux et l'ainée 7 ans et demi (qui est celle qui a passé le test de QI) se saisit très bien de tout ça. (elle a lu "parler pour les enfants écouter, écouter pour que les enfants parlent" :D :D). ça n'empêche pas d'être flippés de ne pas s'y prendre comme il faut mais se serait pareil sans le haut potentiel...

      Supprimer
    5. Merci Anonyme pour ces références
      et gros LOL alounette

      disons que je fais une distinction, et que je m'interroge sur cette notion de HPI : si écrire des trucs intelligents (ou faire tout un tas de trucs intelligents / à côté de trucs très bêtes que je ne vais évidemment pas rapporter sur le blog, nanméoh) fait de moi une HPI, est-ce vraiment du HPI ?
      J'ai bien aimé un article récent de Isa Lise sur son blog, qui parlait d'études montrant que le cerveau des HPI fonctionnait différemment de gens normaux. Et du coup je trouve qu'il n'est pas évident de faire la différence entre des "vrais HPI" et des enfants qui, étant stimulés différemment des générations précédentes (plus de liberté, de possibilités d'explorer, d'interactions dès le plus jeune âge, par opposition à ma grand-mère qui disait à ma belle-soeur : "mais POURQUOI tu parles à ton bébé?"), connaissent un développement surprenant, mais qui, à mon sens, n'est pas HPI, mais plutôt : potentiel normal une fois qu'il connaît un terreau favorable, mais qui apparaît d'autant plus en décalage que la comparaison avec d'autres enfants au terreau moins favorable (parents absents, insécurité affective, écrans à gogo, etc). C'est un peu ce qu'on a pu voir avec Céline Alvarez, quelque part : des enfants "défavorisés" mais qui montraient des capacités "étonnantes" une fois mis dans de bonnes conditions.
      A moins que... le fait d'être sur un terreau favorable ne modifie effectivement le cerveau au point de faire basculer en HPI...

      Pour revenir à nos moutons : j'ai conscience de carburer bien, et quelques petits trucs pourraient laisser penser à une hypersensibilité, machin (notamment, tout récemment, une conversation avec une nouvelle copine elle meme également concernée par le sujet m'a permis de réaliser que mon côté ultra-chochotte en ce qui concerne les films pouvait être lié à ça. Pauvre Monsieur Bout, condamné à ne voir quassi que des Disney ou des comédies plus ou moins romantiques avec sa chérie, parce que celle-ci passe à un niveau de stress maximum dès le moindre zeste de violence physique ou psychologique dans un film).

      Mais ça n'a RIEN à voir avec Monsieur Bout. Chez lui, le côté "cerveau qui fonctionne différemment" est juste évident (à mes yeux de nana qui le côtoie quand même depuis... ouh là, nous fêtons nos 10 ans de mariage cette année quand même, le temps s'en va...)
      La sensibilité ne fait aucun doute chez lui (quand il m'appelle plus ou moins gentiment selon le contexte "son bulldozer"), les interêts multiples et approfondis non plus :
      - Que fait Monsieur Bout de ses soirées depuis plusieurs semaines ? Il apprend le grec ancien.
      - Comment Monsieur Bout est-il devenu catholique ? Il s'est posé de grandes questions sur la vie et le sens de la vie, dès le lycée, donc questions qui l'ont poussé à s'intéresser à la philo bien avant la terminale => question de la transcendance => recherches extensives sur la transcendance et les grandes religions / philosophies => choix du christianisme / catholicisme.

      et je +++ le fait que quand on met le doigt sur les problèmes, F&M "fonctionnent" tellement mieux. F&M se portent tellement mieux chez nous depuis quelques semaines !

      Supprimer
    6. Il y a quelques années, une étude avait démontré que l’intelligence était héritée de la mère. Évidemment, ça a déplu, fait un taulé et depuis on n’en parle plus. On préfère continuer à se raconter que le patrimoine génétique provient à part égal du père et de la mère. Ce qui est faux. 75% du patrimoine génétique vient de la mère, car elle transmet entièrement la cellule avec tout ce qui a dedans (mitochondrie = source d’énergie de la cellule etc). Tant qu’on sera dans une société patriarcale, on continuera de voiler les faits (qui en revanche sont complètement admis en amélioration génétique animale et végétale).
      Swanilda

      Supprimer
    7. Par contre, si la mère transmet une maladie génétique, alors là, pas de soucis : faites entrer l’accusée!
      Swanilda

      Supprimer
    8. Ah c'est hyper intéressant ! tu n'aurais pas la source de l'étude par hasard ? (m'enfin j'imagine qu'elle a du disparaître quelque part si elle n'a pas plu...)

      Supprimer
    9. Gwen nous pourrons parler de tout ça si tu veux ! Je vais chercher des articles qui me paraissent intéressants.
      il y a autant de façons d'être zèbre que de zèbres eux-mêmes....
      Et les femmes zèbres ont tendance à s'auto-censurer.

      (je ne dis pas que tu l'es forcément, ce sont des pistes de réflexion)

      Supprimer
    10. À la fin de cet article, tu trouveras une liste d’etudes dont les résultats vont dans ce sens.
      https://www.sain-et-naturel.com/science-prouve-heritons-intelligence.html

      Par contre, c’est sûrement ardu à lire sans bagage scientifique.

      Clotilde a raison, beaucoup de femmes à haut potentiel s’autocensurent, voir mutilent leur intelligence.

      Et puis, il s’agit d’un potentiel, qui sera plus ou moins réalisé en fonction des aléas de la vie.

      Swanilda



      Supprimer
    11. Merci Clotilde, ce sera avec plaisir ;-)
      Swanilda merci de ces liens, je vais aller regarder cela !

      Supprimer
    12. alors je reviens par là. Contente de t'avoir fait rire ;)
      Quelques précisions : le haut potentiel c'est en fait testé par un test de QI donc d'après le test étalonné on a ou non un haut quotient intellectuel et il est plus ou moins prouvé que cela a un retentissement sur pas mal d'autres fonctions du cerveau et pas seulement la sphère cognitivo-intellectuelle (mémoire, langage, spatialisation, logique etc...) mais aussi sur la sensibilité (qui favoriserait la mémoire), la créativité, l'empathie etc... Les compétences de chacun dans chaque domaine étant d'une variété infinie :) et il n'y a pas besoin d'être HQI pour être quelqu'un de gentil et d'intéressant. Important : le test de QI est réévalué tous les 15 ans. Donc on ne compare pas les enfants de maintenant avec les enfants d'il y a 40 ans... Mais oui a priori l'environnement joue un rôle (c'est pas pour rien qu'on dit qu'il faut parler à son enfant, ne pas le brusquer etc..) et la génétique aussi certainement vu les "familles" de HQI et au contraire les apparitions spontanées de personnes HQI dans les familles ou a priori il n'y en avait pas (ce qui reste à démontrer biensûr il paraitrait -aucune étude lue à ce sujet pour ma part- que ça peut "sauter une génération"). Dans nos familles ça n'a rien sauté du tout. Nos 2 parents avaient/ont des profils HQI et au moins certains de nos grands parents. (mes grands mères ces phénomènes malgré les milieux pauvres dont elles étaient issues). Je m'inquiète bien un peu pour ma deuxième (qui demande à être testée) car elle parait moins brillante sur le plan du langage que sa grande soeur et son petit frère mais bon sa mémoire visuelle a l'air bien bien bien meilleure...

      Supprimer
    13. Et sinon oui en France (dans le monde ?) on nous apprend quand même en tant que filles dès l'école à laisser les garçons briller sans leur faire trop d'ombre, à les admirer même, ça ne nous aide pas à faire valoir nos compétences et notre intelligence qu'elle qu'elle soit. Ressentant cela +++ enfant, j'ai aborré une magnifique coupe en brosse de mes 8 ans à mes 15 ans, ça me permettait de rappeler que je n'étais pas la fille douce, sage et travailleuse assise au premier rang avec sa belle natte (et qui joue de la harpe). C'est d'ailleurs même avant l'école que ça se joue. A 4 mois j'entendais déjà que mon petit dernier était "tellement éveillé" de la part des collègues/amis/familles alors que bon par rapport à ses soeurs c'est kif kif bourricot... Alors oui 2 ans et quelques après il est beaucoup plus extraverti et près à montrer son aisance à jongler avec les mots (l'ainée était carrément mutique hors de la maison) mais il a été tellement plus valorisé ! C'est dingue combien les adultes ont les étoiles dans les yeux quand il vient les voir. (le gosse qui tend les bras pour faire des câlins à ses oncles et tantes :D :D). Dès fois je suis verte pour les filles parce que vraiment j'ai pu voir combien c'était influencé par l'environnement (après il n'était pas obligé de s'en saisir non plus c'est sûr).
      Et j'avais lu quelque part qu'en 3 ans de maternelle les filles perdaient jusqu'à 10 points de QI, et pas les garçons. Dommage à l'époque je n'ai pas gardé la source mais ça m'a fortement motivée pour changer mon ainée d'école. (passage à une école montessori aux éducatrices ultra motivées, bienveillantes et douées depuis une école maternelle classique où elle dépérissait dans une classe de 30 élèves avec une instit à fond dans la VEO, j'avais vraiment l'impression qu'elle allait me flinguer ma fille :( :().
      Et enfin pour revenir à ton article. Je crois qu'il faut prendre le haut potentiel et l'hypersensibilité en compte dans le choix d'un thérapeute. C'est plus simple et plus bénéfique si la personne en face l'est aussi et a pu travailler dessus. Qu'elle ne subit pas son hypersensibilité et sa rapidité de réflexion mais qu'elle l'a sublimé pour venir en aide aux enfants et leurs familles. Avec l'habitude on les repère (et non on ne demande pas les tests de QI du professionnel en arrivant, ça ne se fait pas ! ;) ).
      Tu savais que la taille des commentaires étaient plafonnée ? :D :D (c'est un complot contre ma loghorée :D).

      Supprimer
  2. J'ai lu avec attention, c'était vraiment intéressant. Petite question : quand tu dis "psy", tu veux dire psychologue, ou bien aussi psychothérapeute, psychanalyste...? Je me rends compte qu'on est beaucoup à utiliser "psy" mais que du coup parfois on ne sait plus exactement de quoi on parle (c'est le passage sur la comparaison entre lit à barreau et "revivre l'arrachement au ventre de la mère" qui m'y fait penser, car cela sonne beaucoup plus comme un raisonnement psychanalytique)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Eh bien figure toi que je serais bien en peine de te répondre;-) Je n'y connais pas grand chose... : il n'y que la psychanalyse qui part du principe qu'un évènement peut venir faire écho à un vécu traumatisant dans le passé de l'enfant, et réveiller les émotions associées ?

      Supprimer
  3. Un article très synchro avec le mien paru le même jour, à croire qu'on était de mèche !
    https://les6doigtsdelamain.com/principes-educatifs-professionnel/

    J'aime bien ton ajout et tes nuances, merci de ce partage de ton vécu.

    RépondreSupprimer
  4. C’est intéressant de voir que les priorités sont différentes d’une famille à l’autre. Ça ne me dérange pas du tout d’aider mes enfants à s’habiller, même s’ils savent le faire seuls, et je me vois bien le faire jusqu’à ce qu’ils aient 6/7 ans. A contrario, c’est important pour moi qu’ils arrêtent le pouce / la tétine, l’année des 3 ans. J’ai aussi sucé mon pouce jusqu’à 10 ans, mais je l’ai mal vécu (honte, peur d’être découverte, angoisse de ne jamais réussir à arrêter).
    C’est formidable que tu aies trouvé quelqu’un qui ait su entendre et prendre en compte tes priorités.
    La précocité n’est pas une cause de problèmes, mais plutôt un amplificateur. C’est toujours utile de savoir pour les parents et l’enfant.
    Swanilda

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, chaque famille pose ses priorités différemment (d'ailleurs, aparté: c'est ce que j'aime chez F&M: comme ce sont avant tout des outils de communication, tu restes, parent, maître de décider la valeur que tu souhaites communiquer / transmettre de cette manière. On te donne juste, enfin, les outils pour le faire efficacement)
      Après, habiller mon enfant de temps en temps ne me gêne pas. Mais quand il sait le faire, que je sois préposée systématiquement, non. C'est marrant pour le pouce! Je ne me souviens pas du tout l'avoir mal vécu... (d'ailleurs ces temps ci c'est marrant, mais c'est F., ces derniers jours, qui parle de ne plus l'utiliser. Je le laisse faire)

      Et +++ sur la précocité amplificateur plutôt que cause des problèmes. Je creuserai... un jour...

      Supprimer
  5. Passionnant... comme d'habitude. C'est génial de lire l'expérience des autres dans toutes les nuances... Merci

    RépondreSupprimer
  6. Je partage complètement le commentaire d'alounette : c'est passionnant !
    Et cet article tombe à pic puisque j'ai rendez-vous la semaine prochaine avec la psy que je convoitais et je partageais les mêmes appréhensions pour la première rencontre.
    J'attends beaucoup de ce rendez-vous (peut-être, sans doute, trop) mais c'est vraiment ton partage d'expérience qui m'a aidée à sauter le pas ! Merci beaucoup !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci et chouette ! J'espère très fort que ça portera du fruit ! Je serai ravie d'avoir ton retour, y compris par mail ...;-)

      Supprimer

Venez enrichir ce blog (et ma réflexion ainsi que celle des autres lecteurs) de vos commentaires et expériences...